Boris Cyrulnik Mourir de dire la honte

Critique de le 11 octobre 2010

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Divers Essais Psychologie

cyrulnik.jpgLivre pour conforter ceux qui tiennent compte des autres.

Livre pour inciter aux respect des représentations de l’autre chez ceux qui n’ont pas ce souci. Allons ! Pour ces méchants, il y a des encouragements à mieux faire.  Cyrulnik le répète : l’homme est amendable ! 

«  Le malaise n’est pas toujours provoqué par un effondrement traumatique. Les petites hontes de la vie quotidienne prouvent que, dans certaines situations inter-subjectives, l’estime de soi peut prendre des coups. Ces brèves flétrissures révèlent le développemenr de l’empathie, le respect des représentations de l’autre, point de départ de la morale : « Qu’est-ce qu’il va penser de moi ? » Les petites culpabilités ont aussi une fonction morale : « Qu’est-ce qu’il va penser de moi ? » Les petites culpabilités ont aussi une fonction morale : «  Je regrette de l’avoir blessée. Je vais chercher à me racheter. » On ne peut pas tout se permettre quand on tient compte du monde des autres. Sans honte et culpabilité, nos rapports ne seraient que violence. » (page 81)

Mais attention ! Cyrulnik nuance :  nous éprouvons notre passé avec honte ou fierté suivant nos représentations culturelles.

Par les temps qui courent on peut méditer sur sa réflexion concernant les gitans, fiers de leur hiérarchie princière et de leur code moral. Reste qu’ils ont aussi leurs petites hontes, comme tous les gens biens, surtout quand on les humilie comme ces temps ci.

Au lecteur de réfléchir sur lui-même avec ce livre.Au lecteur de se poser une question : Quelles sont mes hontes.Que le lecteur sache bien que seuls «  Les perroquets n’ont jamais honte » !

Boris Cyrulnik Mourir de dire la honte

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