SAINT-JOHN-PERSE, Amers, Poésie/Gallimard. Prose.

19 juin 2009 par

Critique lue : 2 115 fois


amers.jpgExtraordinaire. N’étant pas comme les autres ressort la différence nobélisable. Je dois le mettre à côté de Rimbaud, sinon au-dessus.  Il sait écrire, et il a des visions époustouflantes. On lui doit sa couronne – et le prix Nobel mérité. Comme Paul Morand et Léon-Paul Fargue, il use du dictionnaire, qui n’a plus de secret pour lui, comme d’un stylet très précis. Et son souffle circule dans l’orbe qui couronne la tête de Dieu : solaire, céleste et impayable.            Pour lui, tout est songe et texte. La mer est songe; l’oiseau est texte, ainsi de suite. Il est le génie, et nous témoins, qui interprètent ce mystère qui fait de l’homme une divinité participante à la mer intercesseur de la patrie de Dieu, partout autour et en nous.            Je cite quelques mots, qui trouveraient leur émules ailleurs dans le livre:            « L’incorporelle et très-réelle, imprescriptible; l’irrécusable et l’indéniable et l’inappropriable; inhabitable, fréquentable; immémoriale et mémorable – et quelle et quelle, et quelle encore, inqualifiable? L’insaisissable et l’incessible, l’irréprochable irréprouvable, et celle encore que voici: Mer innocence du Solstice, ô Mer comme le vin des Rois!…»

  1. La Conjuration des imbéciles : John Kennedy Toole
    « Écrit au début des années soixante par un jeune inconnu qui devait se suicider en 1969, à l’âge de trente-deux ans, parce qu’il se croyait un écrivain raté, La Conjuration des imbéciles n’a été éditée qu’en 1980. Le plus drôle dans cette histoire, pour peu qu’on goûte l’humour noir,...

Laisser un commentaire

agence internet nice Referencement site internet