SAINT-JOHN-PERSE, Amers, Poésie/Gallimard. Prose.

19 juin 2009 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (523 votes, moyenne: 3,28 / 5)
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Poésie

amers.jpgExtraordinaire. N’étant pas comme les autres ressort la différence nobélisable. Je dois le mettre à côté de Rimbaud, sinon au-dessus.  Il sait écrire, et il a des visions époustouflantes. On lui doit sa couronne – et le prix Nobel mérité. Comme Paul Morand et Léon-Paul Fargue, il use du dictionnaire, qui n’a plus de secret pour lui, comme d’un stylet très précis. Et son souffle circule dans l’orbe qui couronne la tête de Dieu : solaire, céleste et impayable.            Pour lui, tout est songe et texte. La mer est songe; l’oiseau est texte, ainsi de suite. Il est le génie, et nous témoins, qui interprètent ce mystère qui fait de l’homme une divinité participante à la mer intercesseur de la patrie de Dieu, partout autour et en nous.            Je cite quelques mots, qui trouveraient leur émules ailleurs dans le livre:            « L’incorporelle et très-réelle, imprescriptible; l’irrécusable et l’indéniable et l’inappropriable; inhabitable, fréquentable; immémoriale et mémorable – et quelle et quelle, et quelle encore, inqualifiable? L’insaisissable et l’incessible, l’irréprochable irréprouvable, et celle encore que voici: Mer innocence du Solstice, ô Mer comme le vin des Rois!…»

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