Plaisir d’humour (Alphonse Allais)

6 octobre 2015 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (2 votes, moyenne: 2,50 / 5)
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indexSur un boulevard parisien, un homme croise une très belle femme. Il a l’impression de l’avoir déjà rencontrée quelque part, mais impossible de se rappeler où. Il décide de la suivre de loin pour en avoir le cœur net… Les compagnies d’assurances contre le vol prolifèrent, leurs contrats rencontrent un succès certain. Alphonse Allais propose d’innover avec la création du « Phénix cellulaire », une compagnie qui proposerait aux voleurs une assurance contre les risques de la détention !… M. Erik Dahl, darwiniste convaincu, veut prouver la véracité de la fameuse théorie grâce à une expérience scientifique indiscutable. Il pêche un hareng, l’habitue peu à peu à se passer d’eau, puis lui apprend à ramper comme un serpent… Alphonse Allais détient un record cycliste assez extraordinaire, celui du millimètre sur piste et sur route, accompli en moins d’1/17000ème de seconde et en un peu plus de 1/14000ème de seconde… Pour ne pas risquer de voir ses chevaux dévorés par des tigres, Alphonse Allais décide de traverser l’Afrique dans un chariot tiré par une douzaine de… tigres… Le végétarisme intégral peut amener à être chaussé de bottines en herbe tressée… Les bouteilles vides s’accumulent dans le château du Comte de Rechef, aristocrate dans la dèche qui n’a plus que ça à collectionner…

« Plaisir d’humour » est un charmant recueil d’une quarantaine de textes un peu plus étoffés que ceux du « Parapluie de l’escouade » ou de « Contes humoristiques ». Leur format les rapproche de la nouvelle, de la chronique et même du mini roman feuilleton. Le lecteur y découvrira, entre autres pépites humoristiques, « L’inhospitalité punie », un superbe conte philosophique proche de la fable ou de la parabole, des pastiches, piques et moqueries à l’encontre du critique littéraire Francisque Sarcey qui faisait la pluie et le beau temps à l’époque et qui se piquait de « gros bon sens », autant dire le parfait bouc émissaire pour le malicieux auteur. Et toujours, les paradoxes, les énormités et les incursions dans l’absurde ou le fantastique mais un peu moins de blagues de potache. A noter également deux doublons (« Inconvénient du baudelairisme » et « Loup de mer ») également présents dans « Le parapluie de l’escouade ». Un excellent recueil à recommander à qui apprécie l’esprit français, la légèreté narquoise et l’humour décalé.

4/5

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