Tempête sur la ville d’Ys (Henri Queffélec)

6 juillet 2015 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (1 votes, moyenne: 3,00 / 5)
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indexAux temps lointains des débuts du christianisme en Bretagne, la ville d’Ys, située à la pointe du Finistère, non loin de l’emplacement actuel de Douarnenez, vit ses dernières heures d’insouciance et de volupté. Plusieurs secousses sismiques l’ont déjà ébranlée sans faire trop de dégâts mais chacun sent que la nature ne va pas en rester là. Son seigneur et maître, le roi Gradlon, est en route vers elle pour évaluer la situation. Sa fille, la belle et volage Ahès, se réveille entre les bras de Gudolf, son amant du moment. Elle le quitte pour aller chevaucher dans la campagne. Ce qu’elle y voit est loin de la rassurer : les quais du port sont délabrés, la grande écluse perd ses clous, les digues se fissurent et se rompent un peu partout. Comment Ys pourra-t-elle résister aux assauts furieux de la mer ?

« Tempête sur la ville d’Ys » est un roman dramatique ou mélodramatique basé sur une ancienne légende mythologique qui a assez peu de fondements historiques. Le lecteur pouvait s’attendre à ce que Queffélec fasse preuve d’imagination et nous retrace les dernières heures de la cité dans un contexte sociologique et anthropologique plus large. Il se contente de raconter cette version bretonne de Sodome et Gomorhe ou d’Herculanum et Pompéï en ne s’attachant qu’à un nombre restreint de personnages, la plupart peu sympathiques comme Ahès, fille gâtée, égoïste et meurtrière, Gradlon, roi veule et pas à la hauteur de la situation quand il laisse l’initiative à un homme peu recommandable, etc. Seuls Guénolé, l’ermite et son confrère druide représentent les héros positifs, ceux qui tentent de calmer la folie des hommes et d’apaiser la fureur de la nature à leurs dépens bien entendu. Beaucoup de descriptions peu utiles et un certain manque de rythme rendent la lecture un tantinet laborieuse. Il faut dire également que le style de ce livre un peu ancien (1962) a assez mal vieilli et que, dans ce registre « catastrophiste », d’autres auteurs plus « punchy » comme Richard Harris et quelques autres ont brillé. Cet ouvrage ne supporte malheureusement pas très bien la comparaison.

2,5/5

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