Les Lettres Perçantes ( Des Lettres Persanes trois siècles après MonTeC’QuiEst ? )

21 août 2009 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (105 votes, moyenne: 3,30 / 5)
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Du livre au cinoche En classe Essais Littérature Polycritique Psychologie Religions, spiritualités Roman

ISBN : 9782953436501
Le résumé du livre (au dos de la couverture) décrit si bien :

Trois siècles après les lettres persanes… les lettres sont racontées cette fois par un nouveau-né persan,
venu au monde au milieu des chaos du XXIème siècle…
Un roman où « je » vais naître. Ou renaître.
Revivre la vie, n’est-ce pas l’énigme autour de laquelle nous papillonnons depuis… toujours ?
Revoir notre monde, notre vie. Se revoir.
Au fond, ne faut-il pas commencer, se repenser, finalement, comme un nouveau-né ?
Retrouver le regard que nous avons certainement oublié,
Dans ce monde de bruits et d’apparences.

Tout ce qu’on en sait, c’est qu’on ne sait pas grand-chose :
Nos sens étaient alors à leur paroxysme,
Tout ce qu’on a vécu avant nos trois ans, est oublié,
Oh non ! Rien n’est oublié, tout est caché… dans nos inconscients.
Et rien n’est plus complexe que d’y fouiller !
Ce roman est mon histoire, c’est ton histoire,
Commencée il y a mille et une nuits, il y a des siècles, des millénaires…
Montesquieu déguisé en perse, Perse déguisé en Montesquieu…
La remise en cause de tant de préjugés, du théâtre de nos vies,
C’est une nouvelle tentative, un autre regard, un silence…

**

Il y a trois siècles Montesquieu se déguisait en Perse. Il n’y avait aucun hasard à cela

Un bébé raconte tout ce que nous avons vécu. Le bébé, c’est finalement chaucun d’entre nous. Et ses points de vue sont tous ceux que nous avons certainement plus ou moins éprouvés. Mais nous avons tout oublié à ce point ? Dans ce monde de bruits et d’images. Dans ce monde de préjugés où nous sommes condamnés à jouer un rôle.

Un fil invisible nous conduit tout au long du roman : tout ce que nous avons enfui dans nos inconscients, dans nos coeurs, dans les lettres percantes que nous n’entendons plus. Il ne reste plus qu’à tenter de tout revoir, tout redécouvrir, tout reréfléchir, tout refaire, s’il nous en reste encore le temps…. nekourouh nous prend par la main pour nous faire redécouvrir nos deux facettes, pour nous faire revivre nos innombrables paradoxes cachés ou inavoués… voire interdits.

Le style narratif de ce roman est original et un peu particulier au début, il mais colle parfaitement à l’histoire.

Je ne saurai dire exactement ce qui pour moi fait que ce livre soit un livre à part. La beauté de l’histoire ? Son originalité, voire sa compléxité ? Une démarche et un point de vue jamais explorés ? Ou la simplicité de l’écriture qui tente de mettre des mots aussi simples que possibles sur des sentiments et sensations que nous n’avons jamais exprimés ?

Ce que je crois, c’est que Michel Nekourouh nous dévoile ici nos peurs, nos non-dits, nos convictions et nos doutes par le « coeur » de ses différents personnages d’une bien plus belle manière qu’il ne saurait le faire avec un essai. C’est enivrant, c’est puissant … c’est Perçant. A lire et à relire.

Extrait:

Ils se sont quittés, d’apparence… Un bonheur immense emplissait leur atmosphère à tous deux.
Comme la petite fée, qui ne connaissait d’espace physique, qui semblait voler, disparaître pour réapparaître ailleurs, dans l’espace, et dans l’ « inespace », ils planaient tous deux.
Un bonheur sans fin… qu’ils avaient tant de mal à cacher… les animait. Ma tante ne pouvait dissimuler l’euphorie qui l’avait gagné. Elle ne marchait plus. Elle sautillait telle une athlète préparée depuis des mois pour une ultime course.
Arrivée dans sa chambre, elle a pu se lâcher complètement. Elle s’assit sur le sol comme pour mieux lever les bras vers le ciel. Pour avoir plus d’espace pour voler, ne serait-ce que ces quelques centimètres gagnés… Elle riait, si fort, pour un rien… Un rien d’apparence… Elle dansait. Elle chantait. Elle survolait le monde… Tout l’univers lui était soudainement devenu si petit, si insignifiant.

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