L’épervier d’Amérique (Claude Chebel)

Critique de le 1 août 2015

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Roman

indexEn 1803, à Nantes, le capitaine Jean Audubon, héros de l’Indépendance des Etats-Unis et ancien planteur spolié de Saint Domingue, envoie de l’autre côté de l’Atlantique son fils Jean-Jacques, 18 ans, avec un faux passeport pour lui éviter la conscription. Celui-ci est un beau jeune homme aux longs cheveux, rêveur, plutôt artiste et qui aime passer son temps dans les marais à observer les oiseaux et à les dessiner. Il fut un temps élève du peintre David mais il ne le resta pas longtemps car il refusait de dessiner des plâtres et ne s’intéressait qu’aux modèles posant nues. Durant la traversée, il attrape la fièvre jaune. Débarqué à Philadelphie, il est soigné par les sœurs Bingham puis recueilli par la famille Fisher dont il séduit la fille, Mary… Ainsi débute une longue épopée jalonnée de bonnes fortunes féminines, de périodes de vaches maigres et d’explorations le long du Mississippi, en Louisiane et aux quatre coins des Etats-Unis, épopée qui se terminera glorieusement quarante ans plus tard quand il sera considéré comme un des plus grands artistes de son temps. Aujourd’hui encore, Audubon est, avec La Fayette, le Français le plus célèbre aux USA.

« L’épervier d’Amérique » est présenté comme une « extraordinaire biographie romancée ». Claude Chebel a fait la part belle aux nombreuses légendes attachées à la vie de l’artiste (épisode de l’apprentissage chez David, possibilité qu’Audubon, enfant naturel ait été en réalité Louis XVII, l’enfant de la prison du Temple…) et surtout à ses nombreuses conquêtes féminines. Le lecteur, au-delà de la vie du naturaliste, trouvera surtout son compte dans la description de l’Amérique du tout début du XIXème siècle, jeune nation encore en construction. Le Texas ne fait même pas encore partie de l’Union ainsi que plusieurs autres états encore sous domination espagnole. Le grand Ouest est à peine exploré et les guerres indiennes ne sont pas encore terminées. Le pays est sauvage, immense, secret et plein de promesses. Il est à l’échelle de cet aventurier pittoresque, libre, grand séducteur et peintre de génie. Dommage que cet ouvrage soit plus un roman, bien écrit et intéressant d’ailleurs, qu’une véritable biographie.

3,5/5

L’épervier d’Amérique (Claude Chebel)

Un commentaire pour “L’épervier d’Amérique (Claude Chebel)”

  1. avatar Pilayrou dit :

    Travail de qualité garanti par divers historiens connus (Jean T. par exemple)

    http://louisxvii.canalblog.com/

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