Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda

25 juin 2008 par

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gavalda.jpg Jamais séduite par l’écho Gavalda, c’est l’âme torturée que mes mains se sont poséés sur cette oeuvre. Révoltée par le temps égaré à travers « Je veux que quelqu’un m’attende quelque part », je présumais déjà la réitération de ces instants perdus.

Mais pourquoi avais-je mis Gavalda dans le même panier que Nothomb?

Le charme de Gavalda pourrait être sa morne banalité. Des gens quelconques, mon voisin de palier, ma collègue, ou cencore la personne à l’autre bout du trottoir. Comment une telle simplicité a-t-elle incité une avide poursuite de ce récit. Moi qui croyais que les romans étaient une issue de notre morne existence vers l’inaccessible limite de l’attrait. Ô combien je regrette d’avoir mal jugé la couverture. Elle n’était que l’amas d’inquiétude et de vicissitudes, et s’est révélée être le nid d’un triste régal.

Les personnages sont attachants et, je devrais même dire attirants. Il n’y a pas plus humaine qu’une telle épopée littéraire. Et, je vais même vous avouer que mon corps et mon âme ont été parcourus de multiples émotions, au point de tomber amoureuse d’un personnage et de pleurer de jalousie à la fin.

Finalement, je ne regrette pas le parcours de ces lignes, la seule chose qui me chagrine c’est de ne pas faire partie de cette oeuvre. Lorsque je fermais le livre, j’avais l’impression de trahir les personnages pour me livrer à une activité bien solitaire: ma propre vie. LISEZ-LE et surtout VIVEZ-LE.

Cependant, certaines limites marquent bien le sceau indélébiles du roman. Je fais allusion à l’issue financière bien trop simpliste et qui a amené un dénouement trop aisé pour l’auteure. J’estomperais assez ces lacunes pour les taire et pour ne pas nuire au plaisir de cette lecture.

Quant au film, quel scandale. Comment massacrer une oeuvre littéraire, comment aveugler le discernement du lecteur, oui voilà ce qu’est le film. On cerne mal les personnages, les scènes importantes sont passées à la trappe. Je crie Au Voleur, à l’Assassin, Au Meurtrier, comme disait l’autre. Et le casting, quel gâchis!

Snif Snif Franck, tu me manques.

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9 commentaires pour “Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda”

  1. anselme dit :

    Moi aussi j’aimerai bien revoir Franck dans les parages, je viens de lire « La vie matérielle » de Duras, énorme…

  2. Innocence dit :

    Si tu veux t’adresser directement à ce F. envoie lui un mail, ça ira plus vite.

  3. sylfaen14 dit :

    Le livre a été plébiscité et j’ai eu un grand plaisir à le lire. A propos du film, c’est en effet, sinon un trahison totale, du moins une réduction. Les points positifs : l’appartement est particulièrement bien rendu et le personnage du « jeune homme de bonne famille » est merveilleusement interprété par un sociétaire de la Comédie française, de plus sa famille est sinistrement ridicule à souhait ! La déception vient du vécu du personnage principal : sa méchante galère du début se transforme en mini-mélo de « La bohême », l’égocentrisme pervers et mortifère de sa mère est inapparent. Bref, toute la souffrance qui l’a acculée dans cette impasse est passée sous silence. L’actrice joue bien mais le spectateur n’a pas les clés de son drame. Un autre personnage féminin est gommé, la fiancée du « jeune homme de bonne famille » dans le roman est tout sauf une animatrice socio-éducative. Elle s’apparente plutôt à la punk de « Quatre mariages et un enterrement », ce qui la plaçait aux antipodes de son amoureux. Quant au cuisinier, Canet lui a ôté toute finesse et tout mystère et même sa mémé a un petit côté tatie Danielle que je n’ai pas vu dans le roman. En résumé, déception à 80% pour le film.

  4. Je l’ai lu avec plaisir même si certains passages m’ont parus un peu creux c’est une belle histoire humaine dont l’écriture est fluide certains trouvent son style « simpliste » mais doit on faire compliqué pour être reconnu en tant qu’écrivain? Je ne pense pas.
    Concernat le film, j’ai été déçue et c’est toujours le cas lorsque je lis le livre et que je vois l’adaptation à l’écran ensuite.

  5. Innocence dit :

    Ce n’est pas vraiment une question de simplicité mais de logique! Et je pense tout d’abord à l’état de dépravation d’un personnage.. Celle-ci a un emploi stable, on croit qu’elle veut sortir de sa déchéance et agrémenter sa vie de quelques plaisirs… Ensuite, on apprend qu’elle a des économies mais alors pourquoi s’est-elle mise dans cet état? Si elle cherchait que quelqu’un l’aide à retrouver le sourire, il fallait qu’elle investisse chez un psy et non pas qu’elle se laisse dépérir en attendant que quelqu’un l’aide ou en attendant que quelqu’un l’attende quelque part!!

  6. mathilde dit :

    MON LIVRE PRÉFERÉ !!
    des personnage simples, des lieux simples, des vies, simples, des faits simples, et pourtant, des émotions merveilleuses.
    comment ai-je pu tombé amoureuse d’un bonhomme de papier?
    Anna Gavalda est merveilleuse.

  7. Berthier dit :

    Comment savoir ce qu’est l’amitié si on a pas ét confronté à des épreuves qui sont la pour la sonder ? la consolider ?. La littérature c’est une bande d »amis, de Balzac, Dostoievski, Céline, Cioran, etc…et c’est à la lumière de leur grandeur que l’on peut apprécier les nouveaux venus me semble t’il, mais ils sont vieux, morts depuis longtemps certes, pour autant le poids de leurs pensée, de leur style, de leur profondeur reste inchangé une vie entière.Gavalda c’est tout petit comme amie à comparée, tout juste une relation de salle d’attente…

  8. Simple, joli, un peu fade… Gavalda ne vient tout simplement pas me chercher. Et même chose que Mademoiselle Swann, je suis toujours déçue des adaptations au grand écran lorsque j’ai d’abord lu le livre…

  9. Nicolas dit :

    Pas mal, mais je ne suis pas non plus fan. C’est trop quotidien à mon goût. Et puis je pense que ce type de livre est surtout apprécié par un public féminin. En tout cas, je n’ai pas trouvé ce roman inoubliable, mais s’il se lit facilement et avec un certain plaisir.

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