Dracula de Bram Stoker

21 août 2009 par

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dracula.jpgCela fait des années que j’attendais de lire cet ouvrage. C’est après la lecture de Frankenstein de Mary Shelley qu’on me conseilla de savourer cet autre chef d’oeuvre de la science fiction. Passionnée de vampirisme et à l’heure ou Stephenie Meyer est louée de talent, le temps fut venu de traiter Bram.

Réputé comme étant un classique, je pense qu’il parait incontournable. Par contre, il semble nécessaire de ne plus faire véhiculer l’idée selon laquelle Dracula est le premier ouvrage (ou premier personnage) à avoir créer le mythe. C’est d’autant plus faux que cette oeuvre serait la meilleure.

Mon jugement pourrait être faussé par le fanatisme que je voue au film du même nom réalisé par Coppola.

Je m’attendais à trembler sur les pages; à refermer le bouquin afin de ralentir mon rythme cardiaque trop élevé, phénomène provoqué par la frayeur des mots.. En fait, je me suis presque ennuyée. On pourrait penser que la présentation sous forme de journal des différents personnages nous permettrait de découvrir leurs différentes perceptions  et offrirait diverses perceptions subjectives. Mon point de vue est que cela nous écarte de la personnalité du comte. Les simples mortels qui nous présentent les péripéties s’acharnent sur les détails insignifiants de leur existence. Finalement, le coeur de l’épouvante nous est inconnu; il semble mis à nu par les protagonistes de manière hasardeuse, parfois incohérente et trop imprécise.

Vraiment dommage pour un ouvrage réputé illustrissime.

Pour ceux qui connaissent quelques unes de mes critiques, ne dites pas que je suis une perpétuelle insatisfaite.. Laissez-moi vous conseiller Carmilla (1872) de Le Fanu. Précurseur de Dracula (1897), j’ai vraiment été troublée par cette oeuvre. L’atmosphère qui s’y dégage est très haletante.. Je désigne ici d’office Carmilla oeuvre fondatrice du vampirisme (à toutes les féministes en herbe… Eh oui c’est du vampire au féminin mes petits).

  1. Erik Orsenna et sa grammaire est une chanson douce, Les chevaliers du subjonctif et, La révolte des accents.
    Etrange manière d’attirer l’attention des petiots. C’est avec des histoires loufoques que la grammaire, la conjugaison et la syntaxe prennent vie et ont une signification mécaniquement inattendue. J’ai beaucoup apprécié La grammaire est une chanson douce et encore plus La révolte des accents. L’écriture prend vie et l’auteur semble la...
  2. Da Vinci Code de Dan Brown
    Que de remous et de tumultes au son de ces quelques mots. Plein de blablas autour de ces lignes. Bien évidemment, je me suis sentie portée par la vague populaire et, à présent, je me sens loin du rivage qui mire avec passion l’inexplicable innovation. Oui, je vous le concède...
  3. Fascination de Stephenie Meyer
    C’est charmée par la couverture du livre qu’il y a des mois, je me suis promis de lire Fascination. Puis, avec l’accueil médiatique dont il fait l’objet, je n’ai pu m’empêcher de, finalement, le dévorer. « Dévorer un livre » comporte ici une nuance plutôt dénigrante. Je l’ai lu… vite. Je n’ai...
  4. Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda
    Jamais séduite par l’écho Gavalda, c’est l’âme torturée que mes mains se sont poséés sur cette oeuvre. Révoltée par le temps égaré à travers « Je veux que quelqu’un m’attende quelque part », je présumais déjà la réitération de ces instants perdus. Mais pourquoi avais-je mis Gavalda dans le même panier...

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6 commentaires pour “Dracula de Bram Stoker”

  1. Victor dit :

    Je suis d’accord : Carmilla est un pur chef d’oeuvre !

    Victor

  2. Vladkergan dit :

    Carmilla et Dracula sont en effet à considérer comme les deux piliers de la littérature vampirique moderne, et ont posé les jalons de nombres de livres qui se sont engouffrés dans cette brèche.

    Je comprends que vous ayez pu vous ennuyer à la lecture du livre de Bram Stoker. Le côté épistolaire de la narration, doublé avec cette volonté de mêler plusieurs points de vue (ce qui aboutit à certaines redites) a quelque chose de déstabilisant mais Stoker a eu du génie dans ce choix, car le vampire apparaît donc dans l’ouvrage comme un autre, uniquement matérialisé par le regard des autres protagonistes.

    Par ailleurs, cette epistolarité se fait en utilisant aussi bien des journaux intimes que des enregistrements, ce qui inscrit le livre dans son époque, à mi-chemin vers le modernisme.

    Personnellement je ne me suis pas ennuyé un instant à la lecture du roman car l’auteur y a réussi une ambiance vraiment prenante, des personnages sombres et à la psychologie travaillée : http://blog.vampirisme.com/vampire/?2-dracula-de-bram-stoker

  3. Innocence dit :

    Des personnages sombres et à la psychologie travaillée? Dites nous en plus!

  4. Hugues dit :

    A la décharge de Bram Stocker, la manière d’écrire n’était pas tout à fait la même à l’époque. Il n’est donc pas impossible, que ce qui fit son succès hier, soit ses défauts d’aujourd’hui.

  5. vampain dit :

    J’aime beaucoup cet ouvrage que j’ai savourée lentement à dose homéopatique pourrait-on dire. Je l’apprécie surtout pour ces personnages et leurs caractéristiques psychologiques. On croirait que Bram Stoker à dresser un tableau des différentes formes du psychique humain. d’ailleurs j’ai peu fait attention aux cotés surnaturels du livre. Le comte dracula, revêt l’apparence de ce qui nous fait peur, et je dirais qu’il est le reflet de l’humanité, son envers sa face cachée!

  6. insouciance dit :

    Je me suis moi aussi ennuyée à la lecture de Dracula, ce qui m’a déçu. Malheureusement, je m’attendais à retrouver le même envoûtement et la même sensualité qui sont mis en avant dans le film de Coppola. A ma grande déception, l’histoire d’amour entre Mina et le Comte ne figure même pas dans l’oeuvre et je n’ai même pas pu me consoler par quelques frissons.
    Par ailleurs, j’ai moi aussi été charmée par l’ambiance que dégageait Carmilla, à la fois déroutante et séduisante. J’ai d’ailleurs lu ce livre avant Dracula, ce qui n’a pas dû arranger mon jugement sur ce dernier.
    Après ma déception, jai cherché sur internet des avis qu’auraient pu avoir d’autres lecteurs sur Dracula et naviguant de page en page, je suis tombée sur le résumé de « Dracula, mon amour » de Syrie James et me suis laissée tenter en l’achetant quelques jours plus tard.
    Bien que ce soit un livre dit « pour jeunesse », il m’a particulièrement plu, d’autant que les grandes lignes de Dracula y sont retracées merveilleusement et que l’histoire d’amour entre Mina et le Comte est au centre de cette oeuvre, basée sur le point de vue de Mina.
    J’ai été heureuse de voir que je n’étais pas la seule lectrice dans ce cas de légère deception.

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