Histoire d’un immigré italien exilé à Los Angeles, écrivain de la misère et amoureux fou d’une mexicaine reniant ses propres origines, John Fante dépeint ici le portrait d’une Amérique aride sans complaisance.
Logé dans une chambre d’hôtel sordide qui sent l’alcool et les oranges, Arturo Bandini débarque à Los Angeles avec dans sa valise un roman au titre ridicule Le petit chien qui riait et qui fait sa fierté.
John Fante est Arturo Bandini et le contraire est encore plus vrai.
Impulsif, avec un goût prononcé pour la provocation, le protagoniste n’a que deux ambitions dans sa vie: les femmes et la Littérature dont la première trouvera satisfaction, ou presque, en la personne de Camilla.
Demande à la poussière c’est avant tout l’histoire d’une errance, d’un amour enragé à sens-unique, et de personnages qui sentent la mer et la sueur !
Récit d’une vie à cent à l’heure, écrit avec les tripes et beaucoup d’ironie, ce roman, dont la poésie ne fait aucun doute, exalte la suavité et la moiteur des lieux et personnages, torturés mais avant tout passionnés !
Encensé par Bukowski, qui reconnaît en Fante un nouveau génie de la Littérature américaine, Demande à la poussière a été adapté au cinéma avec pour acteurs principaux Colin Farrell et Selma Ayek. Il décevra toute personne ayant apprécié le bouquin, même si Colin Farrell s’en sort pas trop mal…
Un roman qui vaut largement le coup d’œil, ne serait-ce que pour la fin qui est, à mon sens, l’une des plus belles jamais écrites !
Extrait:
Mon conseil à tous les écrivains qui débutent est très simple. Je leur recommanderais de ne jamais éviter une expérience nouvelle. Je les exhorterais à vivre la vie dans toute sa crudité, la prendre bravement à bras-le-corps, l’attaquer à poings nus.
Livre ISBN : 9782953436501
Le résumé du livre (au dos de la couverture) décrit si bien :
Trois siècles après les lettres persanes… les lettres sont racontées cette fois par un nouveau-né persan,
venu au monde au milieu des chaos du XXIème siècle…
Un roman où « je » vais naître. Ou renaître.
Revivre la vie, n’est-ce pas l’énigme autour de laquelle nous papillonnons depuis… toujours ?
Revoir notre monde, notre vie. Se revoir.
Au fond, ne faut-il pas commencer, se repenser, finalement, comme un nouveau-né ?
Retrouver le regard que nous avons certainement oublié,
Dans ce monde de bruits et d’apparences.Lire la suite »
Cela fait des années que j’attendais de lire cet ouvrage. C’est après la lecture de Frankenstein de Mary Shelley qu’on me conseilla de savourer cet autre chef d’oeuvre de la science fiction. Passionnée de vampirisme et à l’heure ou Stephenie Meyer est louée de talent, le temps fut venu de traiter Bram.
Réputé comme étant un classique, je pense qu’il parait incontournable. Par contre, il semble nécessaire de ne plus faire véhiculer l’idée selon laquelle Dracula est le premier ouvrage (ou premier personnage) à avoir créer le mythe. C’est d’autant plus faux que cette oeuvre serait la meilleure. Lire la suite »
C’est charmée par la couverture du livre qu’il y a des mois, je me suis promis de lire Fascination. Puis, avec l’accueil médiatique dont il fait l’objet, je n’ai pu m’empêcher de, finalement, le dévorer.
“Dévorer un livre” comporte ici une nuance plutôt dénigrante. Je l’ai lu… vite. Je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même: attirée par la photographie de la couverture et prématurément captivée par le thème: les vampires. Ces créatures revêtent le plus grand intérêt dans ma bibliothèque. Il était exclu que cet ouvrage n’y trouve pas sa place.
Il s’agit d’une véritable dénaturation du mythe. C’est ramener l’ours polaire au statut de nounours en peluche, c’est la banalisation du mal. Il faut être sacrément sûr de soi pour blanchir une telle figure. Une histoire d’amour entre une humaine et un vampire.. D’accord.. Pourvu que le gars aux dents pointues ne soit pas ramené au rang de simple mortel et qu’il la morde!! C’est une ode à la chasteté, à l’abstinence. C’est pourquoi cet ouvrage est destiné aux jeunes… Personnellement, au lieu de considérer cette nouvelle optique du vampirisme en véritable innovation, j’y ai vu une désacralisation d’un mythe. Je suis déçue et outrée. Lire la suite »
Que de remous et de tumultes au son de ces quelques mots. Plein de blablas autour de ces lignes. Bien évidemment, je me suis sentie portée par la vague populaire et, à présent, je me sens loin du rivage qui mire avec passion l’inexplicable innovation.
Oui, je vous le concède monsieur Brown pourrait être un maître du suspens. Néanmoins, moi qui suis profane en la matière (artistique, religieuse), certains éléments sont trop prévisibles. Oui, certaines lacunes existent. Je ne suis pas passionnée d’histoire et donc, je ne suis pas allée vérifier les dires de l’auteur mais je me prosterne devant la recherche et la quête fougueuse qu’il a du entreprendre. Lire la suite »
Jamais séduite par l’écho Gavalda, c’est l’âme torturée que mes mains se sont poséés sur cette oeuvre. Révoltée par le temps égaré à travers “Je veux que quelqu’un m’attende quelque part”, je présumais déjà la réitération de ces instants perdus.
Mais pourquoi avais-je mis Gavalda dans le même panier que Nothomb?
Le charme de Gavalda pourrait être sa morne banalité. Des gens quelconques, mon voisin de palier, ma collègue, ou cencore la personne à l’autre bout du trottoir. Comment une telle simplicité a-t-elle incité une avide poursuite de ce récit. Moi qui croyais que les romans étaient une issue de notre morne existence vers l’inaccessible limite de l’attrait. Ô combien je regrette d’avoir mal jugé la couverture. Elle n’était que l’amas d’inquiétude et de vicissitudes, et s’est révélée être le nid d’un triste régal. Lire la suite »
Je ne suis pas un spécialiste de la BD et dans cette catégorie mes goûts sont plutôt tournés vers la mouvance ex Pilote , ex Métal Hurlant et autre Fluide Glacial, donc éloignés du style école Belge et ligne claire, mais le hasard à voulu que je rencontre l’équipe du film LARGO (Merci à notre amie Jocelyne de Parfums de Livres, allez …un petit coup de pub pour elle !)
Ils ont filmé pendant 2 ans Van Hamme et Franck durant l’écriture et le dessin du dernier opus des aventures de Largo Winch . Le film explique comment est fabriqué la BD, ce film m’a enthousiasmé et bluffé quand à la conception, réalisation, mise en scène de cet album (catégorie : international-success ! ) et du coup ma vision de : « Les trois yeux… » a changé (!), en particulier au niveau dessin et mise en image, on est loin de l’artisanat que j’imaginais naïvement ! Lire la suite »
Personne ne sait ce qu’il se passe aujourd’hui parce que personne ne veut qu’il se passe quelque chose.
En réalité on ne sait jamais ce qui se passe on sait simplement ce qu’on veut qu’il se passe. C’est comme ça que les choses arrivent.
En 17, Lénine et ses camarades ne disaient pas nous allons faire la révolution parce que nous voulons la révolution. Ils disaient toutes les conditions de la révolution sont réunies la révolution est inéluctable. Ils ont fait la révolution qui n’aurait jamais eu lieu s’ils ne l’avaient pas faite et qu’ils n’auraient pas faite s’ils n’avaient pas pensé qu’elle était inéluctable uniquement parce qu’ils la voulaient.
Chaque fois que quelque chose a bougé dans ce monde ça a toujours été pour le pire.
Voila pourquoi personne ne bouge, personne n’ose provoquer l’avenir.
Faudrait être fou pour provoquer l’avenir.
Faudrait être fou pour risquer de provoquer un nouveau 19, un nouveau 14, un nouveau 37…
- “Alors il ne se passera jamais plus rien.”
Si parce qu’il y aura toujours des fous, et des cons pour les suivre et des sages pour ne rien faire…
Je voudrais faire un petit hommage à ma moman, elle ne m’a jamais conseillé de livre… sauf celui-là!
Guy des Cars ne serait pas un auteur reconnu. On dit que ses livres sont de ceux que vous achetez à une gare pour lire le long du trajet mais que vous oubliez le surlendemain! Pourtant, aujourd’hui, je ne connais que L’impure, mais ces pages ont laissé une trace indélébile dans mon répertoire littéraire.
Il s’y cache peut être une morale d’humilité. Le roman est intéressant en lui-même, le personnage nous plaît, notamment par son évolution dont nul ne saurait se douter. La maladie qui imprègne l’histoire est bien décrite, l’auteur nous renseigne juste comme il faut.
Dans son fond, le roman est imperceptiblement brutal, comment une douce existence peut, fatalement, tomber dans le cauchemar et la misère… J’ai été très surprise par la fin, et c’est de là que la leçon se tire.
C’est pas nouveau, ça vient pas de sortir, mais je viens juste de le lire. Le choc ! Si le film qui en a été tiré a été césarisé et même oscarisé ce n’est pas pour rien. (Bien sur, Sean Penn et un certain Clint Eastwood y sont sûrement pour quelque chose !)
Le bouquin : banlieue ouvrière de Boston, une bande, un peu loubards, un peu paumés, des mômes quoi, mais les loups rodent , alors le drame. Pudiquement évoqué.
20 ans plus tard, les mêmes , au même endroit devenu plus « mode », certains sont passés par la case prison, d’autres par celle de la réussite, un autre sera flic , mais tous, même les pires, tous, sont des êtres humains qui vont (re)plonger dans le drame, l’horreur, le crime, près de cette Mystic Rivers . Lire la suite »
Peter Weier 2003 avec Russel Crowe et Paul Bettany
D’après le livre de Patrick O’Brian
Sous la critique du livre “Maître à bord”, j’ai dit tout le bien que je pensais des aventures du Capitaine Aubrey et de son chirurgien de bord, Stephen Maturin. Les voici incarnés sous les traits de Russel Crowe et Paul Bettany et grâce au talent de Peter Weier, nous embarquons au coeur de la “Surprise”, leur navire bien-aimé.
Surtout, préparez-vous bien et ne ratez pas les premières images du film. C’est magique. Tout l’esprit de l’auteur et son amour de la mer sont là, restitués par l’oeil d’esthète du metteur en scène et les moyens d’une grande production hollywoodienne ! Lire la suite »
En 1947, une jeune star est retrouvée mutilée sur un terrain vague. Elle sera surnommée le Dahlia Noir par un journaliste. Ce crime d’une violence exceptionnelle ne sera jamais résolu.
C’est de cette base que part Ellroy pour écrire son livre. Deux inspecteurs amis et rivaux deviennent obsédés par ce meurtre et tentent de l’élucider. Le livre d’Ellroy est compliqué, de multiples personnages interviennent. On aime l’intrigue mais on regrette de ne pas tout comprendre. Lire la suite »
Tout premièrement, le titre et très évocateur et accrocheur. Pourtant, le style d’écriture est très simpliste, l’ouvrage se lit très vite… A peine le temps de le savourer. L’intrigue est astucieuse, introuvable et c’est là le mérite que je lui adresse.
Pour qu’un livre ait une réelle saveur, j’attends que le début, l’intrigue et la situation finale soient à la même échelle mais, après être montés si haut, on retombe vite car la résolution de l’enquête est ridiiiiiiiicule. On dirait que le hasard a dépassé la logique. Dommage, l’histoire aurait pu être mieux conçue.
S’agissant du film, avec José Garcia, c’est une belle interprétation du livre; on retrouve effectivement, une résolution à la va vite. J’ai été satisfaite que les critiques du film aient un raisonnement parallèle au mien: grand hiatus dans les dernières minutes du film.
D’habitude je passe du livre au film mais là, ce fut l’inverse: du film au livre. Je n’ai jamais vu un film aussi émouvant et réel. Bien que très pauvre en actions, il y a une vague grise et amère d’émotions sans oublier que la musique est en accord avec tout ce paysage. L’histoire de jumeaux que la vie sépare et qui égare l’un d’eux. Première surprise avec le livre: il est fin et les caractères sont gros. C’est un style trop succint pour être attachant. Je dis bravo à l’équipe du film qui a su faire vivre l’ouvrage!
« La vie est rasoir et inutile. Au début, on est plein de rêves extraordinaires et puis on se retrouve assis dessus ».
Trainspotting ou la vie chaotique de Sick Boy, Spud, Mark et Matty. Roman extrêmement connu dû au film de Danny Boyle.
Ayant d’abord vu le film je savais à peu près à quoi m’attendre, mais pour être honnête j’ai eu quelques difficultés avant de vraiment rentrer dans le livre. En effet, tout comme le film il faut aimer le style « crado » limite scato… Si dans le film ce côté vous dérange alors je vous déconseille de lire le livre.
On a aussi un peu de mal à s’y retrouver; par moment il faut passer quelques lignes avant de savoir de qui on parle réellement: on a le droit à de nouvelles situations, de nouveaux personnages…. tous nous raconte leur vie, nous explique leur point de vue sur la drogue, bien sûr, mais également sur Edimbourg.
Même si au départ j’ai eu un peu de mal à me faire au style de l’auteur, ça reste néanmoins un bon livre et je lirais la suite qui vient de sortir récemment à savoir Porno.
Ne l’ayant lu que très tardivement, suite à la sortie du film, je suis assez mitigé par ce livre mais s’il fallait trancher, plutôt déçu par 99 francs (14€99).
Je ne suis nullement réticent au personnage de Frédéric Beigbeder et il m’avait d’ailleurs plutôt séduit avec son style assez direct et ses histoires fortement inspirés de sa vrai vie notamment dans “L’amour dure 3 ans” ou encore “nouvelles sous ecstazy”.
Mais la, je ne sais pas trop quoi en penser sinon que ça me fait penser à un Bret Easton Ellis mais en moins bien.
Peut-être est-ce du au sujet: Octave, un concepteur-rédacteur qui navigue et se fourvoie dans le milieu résolument superficiel et malsain de la publicité et à bout, fini par “péter un câble”.
On apprend tout de même bon nombre de (mauvaises) choses probablement vrai sur ce milieu grâce à ce bouquin et il y a une certaine morale à cette histoire.
Disons un bon livre de transport en commun qui ne m’a pas vraiment donné envie d’aller voir l’adaptation cinématographique…
Il semblerait qu’il y ait eu d’autres adaptations de ce livre (génial) de Richard Matheson, mais pour ce qui est du dernier en date réalisé par Francis Lawrence je n’ai qu’une chose à dire: sacrilège! Tout d’abord, ok: il a récupéré l’idée de base: Robert Neville, unique survivant d’une épidémie doit s’organiser chaque jour pour sa survie (Lawrence en profite pour nous montrer comment c’est pas facile de continuer à manger sans MacDo) surtout qu’à la tombée de la nuit il est forcé de se barricader chez lui pour se protéger d’une horde d’individus affamés revenus d’entre les morts… premier hic, les vampires ont été remplacés par des zombies surexcités qui craignent le soleil (où est Ben cortman, le voisin mythique qui vient harceler Neville chaque soir sur le pas de sa porte?) Lire la suite »
Evidemment on a l’impression de lire une histoire de film dont le héros serait Mr Brando ! Mais c’est une histoire d’aventures qui tient la route, agréable à lire, des pirates, de l’action, de l’argent, de l’exotisme, des bateaux, une femme mystérieuse, bref tout y est !
Bon, ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle, mais il y a pire ! !
Dans la longue post face on apprend effectivement que ce devait être un film qui n’a pas pu se faire, et cette post face sur le monde du cinéma est à lire avec intérêt, on y découvre Brando et ses manies, l’ argent , le monde d’Hollywood et le pourquoi du comment d’un film qui ne se fait pas ……
Je n’ai pas lu le livre mais j’ai eu l’occasion d’allée voir le film et j’ai trouvée l’histoire très émouvante.
L’histoire parle d’une femme qui meurt mais qui continu a avoir son esprit dans son ancien appartement. Un jour un homme achète cet appartement et découvre qu’il voit quelqu’un et qu’il peut lui parler. Cependant c’est le seul a pouvoir le faire. Au fil du temps il se lie d’amitié voir d’amour avec cette femme. L’histoire se fini bien entre la femme et l’homme…
Ce roman évoque l’étonnant destin de Jean-Baptiste Grenouille, qui possède un sens olfactif incroyable. Ses aventures se déroulent en France au XVIII ème siècle.
J’ai vu le film et je n’ai pas lu le livre. Mais le film est captivant de part l’histoire intriguante de J.B Grenouille qui au fur et a mesure du film découvre qu’il n’a pas d’odeur et s’éprend des odeurs de filles qui durant le film on croisaient son chemin.
J.B Grenouille tue toutes ces filles et leur prend leurs odeurs et fait tout un rituel avec ces filles “leurs coupent les cheveux, les déshabillent, les graisses puis récupére leurs odeurs et en fait un échantillon” Au final il fait un parfum et en s’en mettant dessus toutes les personnes l’aime le vénérent.