Eurabia : l’axe euro-arabe

Critique de le 11 septembre 2020

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (Pas encore d'évaluation)
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Actualité, politique Essais Religions, spiritualités

Bat Ye’or est spécialisée dans l’étude du statut des communautés ethno-religieuses dans les pays Arabes Islamiques. Depuis plusieurs années, elle consacre ses recherches sur deux phénomènes importants de nos jours : la notion de « dhimmitude » (la soumission obligatoire) par le Jihad (la « Guerre Sainte ») en Islam ; et celle concernant le rapprochement (c’est le moins que l’on puisse dire !) entre les Civilisations Arabe et Occidentale (notamment Européenne) qu’elle nomme : « Eurabia ».

Ce terme d’ »Eurabia » est repris du titre d’une publication créée en 1975 et éditée par le Comité Européen de Coordination des Associations d’Amitié avec le Monde Arabe (Paris).

En ce début de 21ème siècle l’hégémonie prosélytiste mondiale de l’Islam prend une importance si inquiétante, que l’auteure décrit la situation actuelle (ouvrage publié en 2007) extrêmement clairement, et surtout de manière argumentée et sans fioritures…

Bat Ye’or résume l’Histoire de l’Islam, par l’hégémonie du Jihad et la dhimmitude, depuis sa création au VIIème siècle (page 24) :

« Au centre de la civilisation de l’islam, dès ses premiers pas, le jihad (guerre sainte) est une doctrine juridico-théologique structurée dans un cadre légal et religieux par les juristes et théologiens musulmans. Elle distingue le dar al-islam, le territoire de l’islam, où règne celui-ci, et le dar al-harb, le territoire de la guerre, peuplé d’infidèles : la guerre y est obligatoire tant que ceux-ci refusent de reconnaître la souveraineté de l’islam. Un troisième territoire, le dar al-suhl, est celui où les infidèles monnayent, par le tribut, la cessation (provisoire) des hostilités et sont tenus de ne pas enrayer la progression de l’islam. »

Également (pages 15 et 16) :

« Tel fut le schéma historique – on dirait aujourd’hui le logiciel  – qui transforma les civilisations judéo-chrétiennes du sud méditerranéen en civilisation islamique. Pour opérer cette mutation deux instruments furent à l’oeuvre : le jihad et la dhimmitude. Durant plus d’un millénaire, le jihad représenta une force militaire et politique qui subjugua et, dans la plupart des cas, élimina les pouvoirs zoroastrien, chrétien, hindou, bouddhiste en Afrique, Europe et Asie. Mais les conquêtes militaires demeuraient insuffisantes à des armées très minoritaires pour islamiser les énormes populations conquises. Ce processus s’opéra par la dhimmitude, un système juridique et religieux de discriminations envers les non-musulmans qui les réduisit, sauf dans certaines régions d’Europe centrale, à l’état de minorités fossiles, quand ils ne furent pas entièrement éliminés. Le monde musulman que nous connaissons aujourd’hui résulte de ces deux forces historiques.

(…) Dès les années 1970, une sorte de tabou occulta ce sujet en Europe et, même, l’exfiltra de l’histoire. Il fallut attendre l’attaque jihadiste du 11 septembre 2001 aux USA pour rompre le silence. La guerre contre le terrorisme jihadiste, proclamée par le président George W. Bush, traumatisa les chefs d’État Européens. Les enquêtes judiciaires révélèrent que la plupart des attentats terroristes contre les États-Unis et d’autres pays avaient été fomentés par des cellules islamistes disséminées en Europe. »

Les ondes de choc américaines du 11 septembre gagnèrent l’Europe. On y voyait dans les banlieues, parmi les immigrés, la popularité de Ben Laden et la fierté des coups terroristes portés à l’Amérique, symbole d’un Occident haï. Stupéfaits, sortant de leur torpeur, les Européens découvraient les diverses faces d’Eurabia, ce continent de la peur, du silence, de la dissimulation et de la diffamation qui n’était déjà plus l’Europe. Dès le VIIe siècle, et pour plus d’un millénaire, l’Europe avait résisté aux armées jihadistes lancées des territoires islamisés à l’assaut de ses îles et de ses côtes. Mais à partir de 1968, sous la pression du terrorisme palestinien, de l’attrait de l’or noir et de l’antisémitisme rampant, la CE choisit une direction radicalement différente. Elle opta délibérément pour une politique d’intégration avec le monde arabe selon une doctrine qui envisageait la fusion des deux rives de la Méditerranée. »

A partir des attentats du 11 septembre 2001 à New-York faisant 3 000 morts d’un coup, les Européens comprirent, même s’ils ne connaissaient pas forcément l’Histoire de l’Islam à travers ses 1 300 ans de Jihad, que le Jihadisme Terroriste Islamiste continuait sa course folle désormais, aussi…, en Occident et en Europe !

Cette prise de conscience progressive et effrayante commença à délier les langues et les opinions.

Puis, survint l’attentat de Madrid, le 11 mars 2004 faisant encore 191 morts et 2 000 blessés. Cet autre traumatisme engendra un second sursaut dans la prise de conscience par les Peuples Européens, mais tragiquement…, pas par leurs Gouvernants (page 18) :

« Alors que les journaux révélaient l’engagement de certains musulmans européens, immigrés ou convertis, dans les armées du jihad, sur fond de décapitations d’otages et de récitations du Coran, tandis que les déclarations ben ladenistes ressuscitaient le Moyen Âge, les ministres européens se bousculaient auprès de Yasser Arafat pour lui jurer leur allégeance, accompagnés de milliards sonnants et trébuchants. »

Parallèlement à ce terrorisme mondialisé, depuis cette première décennie du 21ème siècle, se fait ressentir un prosélytisme Islamique de plus en plus important au sein des sociétés civiles Européennes (page 19) :

« En Allemagne, un sondage parmi la jeune génération de Turcs Allemands immigrés avait révélé qu’un tiers des sondés soutenaient que l’islam devait devenir la religion d’État de chaque pays ; 56 % avaient déclarés ne pas vouloir trop adopter les façons occidentales et qu’il fallait vivre selon l’islam. Plus d’un tiers se disait prêt à utiliser la violence contre les non-musulmans si elle servait la communauté islamique. Au moins 40 % pensaient que le sionisme, l’Union européenne et les États-Unis menaçaient l’islam (note n°2, page 23 : Selon un sondage du sociologue Wilhelm Heitmeyer et de ses collègues à l’université de Bielefeld, cité par Zachary Shore, « Where next ? », International Herald Tribune, 15 juillet 2005 (ci-après IHT).

À mesure que la presse révélait le recrutement par Al Qaïda de terroristes parmi les étudiants ou dans les milieux éduqués et bourgeois d’Europe, les universités européennes, à la demande des Palestiniens, déclenchèrent dès juillet 2002 un boycott international contre les universitaires et chercheurs israéliens. Des Églises réformées votèrent le boycott de toute entreprise commerciale qui travaillerait dans l’État hébreu. L’apartheid politique, économique, culturel, artistique et scientifique d’Eurabia se refermait sur Israël, dans un mouvement qui s’efforçait de compenser la lutte contre le terrorisme islamiste par le renforcement de la politique anti-israélienne. »

Puis, après le meurtre de l’homme politique Pym Fortuyn en 2002, ce fut un critique de l’Islam, le cinéaste Hollandais Théo van Gogh, qui fut assassiné à Amsterdam en octobre 2004 par des Islamistes (page 19) :

« La peur soudain s’installa dans le pays et des policiers durent protéger des intellectuels ou des politiciens dont les propos semblaient blasphématoires aux islamistes. Les Hollandais s’aperçurent soudain que le droit à la sécurité et à la libre expression dont ils jouissaient sans même y penser, leur avait été retiré, remplacé par d’autres lois non officielles et étrangères. C’est dans ce contexte d’autocensure et de peur que le journal danois Jyllands-Posten publia en septembre 2005 douze caricatures du prophète Mahomet. Le but n’était pas d’offenser les musulmans mais de tester la liberté d’expression et de la presse au Danemark. »

L’Europe Démocratique est en train de subir de plein fouet la régression Islamique consistant à devoir se priver de ses droits fondamentaux que sont : la sécurité, la liberté d’expression, la liberté de la presse, etc..

Et cela ne relève pas uniquement des Islamistes extrémistes, puisque ces « caricatures » ont embrasé une grande partie du monde musulman sur la planète, engendrant des exactions terribles et diverses : émeutes de masse, Ambassades incendiées, et les morts se sont accumulés à travers le monde !

Des journalistes reçurent des menaces de mort, des pressions furent exercées sur les médias, un prêtre fut assassiné en Turquie et le 29 janvier 2006, en Irak, sept églises furent détruites par des voitures piégées et les chrétiens menacés. Bref, il régnait alors en Europe un climat de Terreur ! (page 21) :

« Le monde musulman parla de guerre de l’Occident contre l’islam, d’islamophobie, de blasphème. Les Européens répondaient par le principe de laïcité, la liberté d’expression et de la presse. Un dialogue de sourds. »

Un comble ! Et tragiquement cette Terreur a continué de se répandre car, le 7 juillet 2005, ce fut au tour de Londres d’être la cible des Islamistes. Comme le dit l’auteure… (page 20)

« (…) des islamikazes de la bourgeoisie anglaise se firent exploser dans un autobus et des métros de Londres ».

(…) Selon le Sunday Telegraph (19 février 2006) 40 % de musulmans britanniques voulaient introduire la chari’a dans les zones majoritairement musulmanes. »

En octobre-novembre 2005, la France connue également d’innombrables émeutes urbaines qui embrasèrent le pays entier. De nombreuses « zones de non-droit » s’en donnèrent à coeur joie dans des guérillas urbaines contre les policiers : brûlant des voitures, des autobus, pillant et/ou détruisant et/ou incendiant des écoles des crèches, des bâtiments publiques, des centres culturels et sportifs, des bibliothèques, des églises, des synagogues, des entreprise, etc..

Les cris suivants se firent alors entendre : « Allahul Akbar » et « On est à Jérusalem ». Si si, cela c’est bien passé…, en France !…

P.S. : Pour consulter la suite de mon commentaire de ce livre, merci de me contacter…

Détails sur Eurabia : l’axe euro-arabe

Auteur : Bat Ye'or

Editeur : Jean-Cyrille Godefroy Editions

Nombre de pages : 347

Isbn : 978-2865531899

Eurabia : l’axe euro-arabe

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