Un — mauvais — roman français, paru chez Grasset
25 septembre 2009 par Dominique
En se permettant de titrer sa prose ainsi, Beigbeder prend son seul risque littéraire de la rentrée, à savoir, penser que ce qu’il vient de pondre correspond au genre littéraire de notre époque. Fred va nous donner une leçon de littérature contemporaine, après “le nouveau roman”, voici “le roman français”.
Qu’en a-t-on à faire de l’enfance de ce gaté-pourri qui n’a souffert que du manque de souffrance? A force d’écrire en se regardant le nombril dans le miroir, Beigbeder finit par écrire à l’envers, à l’envers des possibilités qu’il possède très certainement.
Que peut nous importer de savoir que certains nantis finissent leur soirée au commissariat parce qu’ils se sont rebellé — oh, la, la! — en se shootant les narines sur le capot d’une voiture à l’aide d’une carte bancaire dorée… devant une boîte de nuit branchée… en pleine rue… quelle aventure! J’ai fait de la garde à vue, oh… avec des clochards, ah… Ça sentait mauvais et on m’avait même enlevé ma montre! Hé, monsieur l’agent, mon frère va recevoir la légion d’honneur! Délivrez-moi, je fréquente le Président! (enfin, pas moi, mon frère).
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