le rêve de pierre – Baudelaire

Critique de le 11 décembre 2010

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Questions ouvertes, réflexions

Lecture de Baudelaire (1)

26 12 2009

Lecteur, je te demande de “refuser ce que je t’offre parce que ce n’est pas ça”!

je t’offre un jeu de piste, une lettre volée empruntée par Lacan à Edgar Poe, qui ne tomba pas en désuétude par la traduction sublimée de Baudelaire.

Mais Baudelaire n’a nul besoin d’être analysé, c’est plutôt les analystes qui ont envers lui une dette “irrémédiable”.  Car ce diable de Lacan comment aurait-il sorti ces noeuds topologiques, où chaque élément de la phrase ne vaut que par son lien à l’autre, ces anneaux qui ne tiennent que par le point de capiton du “ça”….s’il n’était remonté à la source du traducteur de la lettre où fleurissaient des fleurs du Mal, et couper la queue de leur jouissance, en jetant “l’objet” dans le vase de nuit…le poète à son chevet.

Pourquoi aujourd’hui, je cesse de remoudre le grain  Feldenkraissien, pour une autre épopée  litteraire, c’est un heureux hasard de la toile qui m’a mis au travail sur le dos de Baudelaire.

J’ai plongé, par sympathie, et je me retrouve dans un “paradis artificiel” paradis qui est peut-être une fonction de l’écriture poétique, qui manquait à un texte ancien dédié à un poète “Baudelairien”.

J’ai plongé, non pas dans un tonneau des Danaïdes, mais dans ce tombeau, ce corps-tombeau qui devient (je précise pour moi, et non pour un autre lecteur qui y verra lui tout autre chose)…Un fil de la trame d’une oeuvre.

Ce fil je le reprendrai vers après vers, mais tous reviennent à ce rêve pathognomonique , la catastrophe  existentielle du poète. Ce rêve qui n’est pas rêve, mais cauchemar, qui a la fixité de l’hallucination, l’image n’est pas en mouvement, elle ne bouge pas c’est un rêve de pierre*. Dans la catastrophe, il s’agit d’une strophe “catatonique”  dans laquelle le regard de la statue maternelle transforme en pierre le rêveur . Le poète ne sait plus qui est le sujet , qui est l’objet…il ne sait plus grammaticalement, où il se situe, “je suis belle”….se confond en trois mots: le poète pétrifié par le regard et la mère-statufiée ….le rêve hallucinatoire…pétrifiant: le rêve de pierre qui va transformer son corps en corps-tombeau. en corps mélancolique, en “volant une lettre” j’ajouterai  en poursuivant mon interprétation hallucinée: mal/ancolie: la Fleur du Mal.

Charles Baudelaire de son tombeau, ne peut comme l’analyste ne répondre que par son silence à la violence de l’interprétation de l’analysante.

* j’ai repris là une source appartenant à Bétina Dakin : “le rêve de pierre” est en effet analysé dans la première partie de son mémoire de maitrise en littérature: “le corps baudelairien”. Mon travail est en lien avec le sien, mais mon approche est différente, le corps baudelairien fut sa question.  je ne sais pas le chemin , de ma question;  tant de thèses savantes sur “le bestiaire”, “la pesanteur”, etc qui s’imaginent donner un sens à l’oeuvre poétique, et qu’elles croient découvrir, alors qu’elles se découvrent elles-même, sans se reconnaître.

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Lecture de Baudelaire by Yveline Ciazynski est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

le rêve de pierre – Baudelaire

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