Harlan Coben, Promets-moi … Place aux innocents !
3 janvier 2010 par bruno chauvierre
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Quand je lis, je ne me limite pas à ce qui fait chic.
Je suis bon public, avec les livres comme devant la télé.
Je sais bien que nous vivons un monde en voie de réaristocratisation, comme le dit Jacques Rancière.
Et moi, devant ma télé ou un livre de Harlan Coben, je fais partie du peuple, nargué par l’élite consciente de notre soi-disant abrutissement. Voici la vérité toute crue.
Téléspectateurs et lecteurs de Coben, tous des incapables ? Non, des inconscients, ils vont là où leur lyrisme les mène, au hasard.
Les critiques littéraires, eux, sont réaristocratisés, ralliés au fumier doré du Système, avec le délire de se croire toujours sous Louis XIV.
Je reviens à Rancière, dans Le spectateur émancipé : « Nous n’avons pas à transformer les spectateurs en acteurs et les ignorants en savants. Nous avons à reconnaître le savoir à l’œuvre dans l’ignorant et l’activité propre au spectateur », ça en gène certains que Coben touche de son éditeur des avances à sept chiffres. Il vit bien de sa plume.
Sa prose ne plait pas aux critiques, because son populisme. Tant pis ! on est foutu quand on se prend au sérieux. Lire Coben, ça fait le même effet que regarder une série télé. Action à chaque instant. Les personnages de Coben ? Des maris et des pères, en proie au désespoir de la classe moyenne.
J’ai aimé Promets-moi, avec son meurtre et son kidnapping / enlèvement.
Ce polar se lit facilement d’une traite. Chapitres courts et rythmés.
Dès les premières pages, on est plongé dans l’univers des héros.
Intrigue populiste : un homme est prêt à tout pour financer les études de son fils dans une université prestigieuse.
On est loin des enquêtes compliquées du polar moderne.
A partir d’un simple enlèvement, Coben réussit un polar haletant, sans recourir au moindre tueur en série.
A le lire on se dit que la vie quotidienne peut devenir une sorte de polar ( à moins que ce ne soit le contraire ), quitte à réaliser des exploits surhumains, comme Myron Bolivar et son associé Win .
Et la littérature dans tout cela ? Pas essentiel. Place aux innocents !
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Livre tres sympathique à lire que l’on soit adulte ou enfant de par sa fluiditée et par la beauté des univers explorés.Les devcrs dépeinds sont magnifiques et grandioses on s’y croirait .Plus on s’avance plus on a envie de finir ce bouquin et l’arrivée au haut de la montagne est...
Bravo! Enfin un intello qui nous prend pas pour des cons! Bravo Bruno Chauvierre
Ne pas abaisser les lecteurs S.V.P.
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Merci pour le compliment. D’accord bien entendu !