Intrusion (Richard Matheson)

Critique de le 3 décembre 2013

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Nouvelle

Un écrivain sans succès mène une double vie entre sa femme et sa maîtresse, son métier et sa passion. Mais un jour, il ne retrouve plus le numéro de téléphone de son amante. Il appelle tous ceux qui l’ont connue. Personne ne se souvient d’elle… Un couple pique-nique au bord d’un lac. Puis, pendant que le mari fait la sieste, la femme part se promener dans la forêt. Elle finit par découvrir dans une jolie clairière une maisonnette qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de l’histoire de Boucle d’or et des trois ours… Un homme disparait alors qu’il est parti quelques instants aux toilettes d’un restaurant perdu dans le désert… Des martiens jouent dans une troupe de marionnettes. Un journaliste se propose d’interviewer l’acteur vedette… C’est le jour annoncé comme celui de la fin du monde. Une famille se rassemble pour en finir dignement… Après s’être suicider en s’ouvrant les veines, le jeune Peter se réveille dans l’enveloppe métallique d’un robot fabriqué par son père pour complaire à sa mère…

« Intrusion » est un recueil de treize nouvelles publiées dans divers magazines entre 1952 et 1953 autant dire au début de la carrière du grand Richard Matheson. Elles relèvent des principaux genres dans lesquels excella l’auteur : le fantastique, le suspens, l’horreur et la science-fiction. Le style inimitable du maître y est déjà partout présent avec sa fluidité, ses phrases courtes et percutantes (pas un mot de trop, pas de perte de temps en descriptions inutiles), son sens de l’intrigue rondement menée et de la chute toujours surprenante. Avec lui, le lecteur explore les méandres inquiétants de la paranoïa, les cauchemars récurrents des phobies et les dérives insidieuses de la schizophrénie. Tout part toujours du banal et de l’anodin du train train quotidien et est toujours pétri de réalisme et d’humanité, même les plus terribles nouvelles d’horreur comme « La maison du crime », même les peu nombreux textes de pure science-fiction comme « Intrusion » ou « La boucle est bouclée ». Il faut lire ce recueil ne serait-ce que pour « Lazare II » qui est un authentique petit chef d’oeuvre d’intelligence psychologique et d’ambiguïté et pour toutes les autres car aucune n’est à jeter et aucune n’a pris la moindre ride. Le regretté Matheson est et restera sans doute longtemps un des plus grands dans son étrange domaine.

5/5

Intrusion (Richard Matheson)

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