« Double Je » de Jean Roncenelle
6 mai 2010 par becdanlo
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Une histoire étrange, celle d’un cadre… comme n’importe quel cadre « normal » qui rencontre au détour d’un stage une jeune femme qu’il se met à aimer. Un amour presque impossible par la distance géographique qui les sépare… mais aussi parce qu’elle ne répond pas entièrement à sa « demande ». Cet amour à sens unique, souvent issu de la rupture, est source de très grandes souffrances, on se souvient de Adèle Hugo ou d’une certaine Camille Claudel. Dans « Double Je », notre héros ne se sent pas vaincu et crée par la force du rêve un double de son Amour. Monde réel le jour, monde du rêve la nuit son petit univers pourrait ainsi tourner sans anicroches, mais la femme du héros (Laurence) sent tout de même que quelque chose ne va pas chez son mari, et elle n’hésite pas à le provoquer pour rencontrer sa rivale « imaginaire » Julie. C’est là que le récit de Jean Roncenelle est très fort, car dans deux ou trois scènes où Laurence et Julie doivent se rencontrer, il arrive à déjouer toutes les invraisemblances et à créer des situations très troublantes. Une histoire déroutante, tant la partie est finement jouée par notre auteur, et qui évoque, dans un autre registre, le film du réalisateur d’origine indienne M. Night Shyamalan « le Sixième Sens » où un jeune garçon entretient des relations avec le monde des morts…
A cela s’ajoute, en arrière plan, l’univers professionnel du héros qui n’est pas sans rappeler les récents évènements chez France Télécom où des employés, victimes du stress, se sont suicidés.
Une écriture simple et directe, un décor du quotidien avec un narrateur « border-line» qui nous entraine doucement dans sa folie, font de ce livre un moment de lecture d’une grande qualité.
« Double Je » de Jean Roncenelle
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Bien étrange histoire que celle de « Double je ». L’intrigue est originale, elle nous tient en haleine jusqu’au bout, et l’écriture à la première personne nous donne vraiment l’impression d’être dans la peau du héro, ou plus précisément, de l’anti-héro.
Par ailleurs, cette histoire ne peut pas laisser indifférent. Elle soulève bien des questions sur l’amour, la fidélité, les relations père-fille, le sens de la vie et la place qu’y tient le travail.
Enfin, je ne regrette pas de chiner, hors des sentiers battus, hors du « bling bling » littéraire. Certains éditeurs, moins connus, recellent dans leurs rayons, quelques trésors cachés, pour qui veut se donner la peine de chercher.
Double Je un roman psychologique d’une rare intensité où l’on se sent porté par ce personnage qui semble plus que réel et non sorti de l’imagination. Une fois que l’on a commencé la lecture on ne peut plus lâcher le livre, on a envie de voir comment tout cela va finir.Le romancier de talent mérite à être connu par la façon dont il maintient le suspens jusqu’au bout et par son style simple agréable. Bravo Jean Roncenelle pour nous avoir fait vivre un moment inoubliable