Meursault, l’histoire n’est pas finie

30 novembre 2014 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (5 votes, moyenne: 4,00 / 5)
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«Aujourd’hui, maman est morte» souvenez vous de ça? C’est la première phrase du roman de la littérature de l’absurde «L’étranger» écrit par Albert Camus. Bien, vous serez heureux de savoir que dans le nouveau roman de Kamel Daoud «Meursault, contre-enquête», un livre dans lequel on parle de la vie de l’arabe tué par Meursault, la mère du protagoniste «aujourd’hui […] est encore vivante».
Si vous vous ne souvenez pas ou bien vous n’avez pas lu «L’étranger» de Camus, vous devriez savoir que dans le roman on parle de l’absurdité et de l’indifférence de la vie du protagoniste, Meursault qui, ayant déjà eu des problèmes avec des arabes, en tue un du groupe. Le problème est que l’arabe tué, Moussa, finisse dans l’oubli et Meursault est accusé simplement de sa négligence. C’est pour cette raison que Daoud a décidé d’écrire un livre dans lequel c’est le frère de l’arabe mort qui parle pour dénoncer le vrai crime de l’histoire: l’homicide «causé par le soleil». Dans son premier roman «Meursault, contre-enquête» l’auteur donne une identité à la victime et le narrateur, Haroun, est le frère de l’arabe décédé. L’histoire se passe dans la ville d’Oran en Algérie, Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration qui l’amène, soir après soir, dans un bar pour raconter aux personnes les événements de sa famille et la mort tragique et impunie du frère passée soixante-dix ans avant. Avec le roman de Daoud les lecteurs peuvent finalement découvrir tous les aspects de la vie de l’arabe Houssa, restée complètement inconnue dans «L’étranger». «Meursault, contre-enquête» c’est un roman qui amène les lecteurs dans une vieille histoire avec un Récit et des aspects complètement nouveaux; un hommage en forme de contrepoint rendu au roman de Camus. Le livre entraîne les personnes vers des découvertes très particulières de la vie de «L’Arabe», une historie que l’on a du mal à ne pas lire en une fois. «Meursault, contre-enquête» est exprimé dans un style très simple et direct qui transforme le roman en un «plaisir de lecture».

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