Le bouillon d’onze heures (Frédéric Dard)

Critique de le 21 novembre 2013

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Roman

Traqué par le FBI, l’Ange Noir a quitté les Etats-Unis pour aller se mettre au vert en Grande-Bretagne. Installé à Londres au Grand Hôtel Continental, il surprend un homme en train de s’envoyer à lui-même par voie postale une grosse liasse de billets, sans doute peu honnêtement acquis. Il file au domicile de l’homme dans l’espoir d’intercepter le magot avant lui et arrive au moment précis où celui-ci fait une chute fatale dans une cage d’ascenseur. Il n’en faut pas plus pour que Scotland Yard mette le grappin sur notre héros. Mais l’Ange Noir s’échappe en boxant l’inspecteur MacGwer et file se planquer au Red Dog, un club tenu par un certain Seruti qui l’embarque dans une sombre histoire de trésor numismatique perdu. Nulle doute que cette nouvelle aventure du terrible gangster s’annonce fort périlleuse…

« Le bouillon d’onze heures », suite des aventures de l’Ange Noir, marque une sorte de tournant dans cette série qui annonçait déjà celle, bien plus étoffée et bien plus célèbre des San Antonio. En effet, au-delà de sa verve habituelle, Frédéric Dard instille à son texte encore plus de rythme, de rebondissements et de péripéties que dans les précédents titres de sorte qu’il est quasiment impossible de lâcher cette histoire menée tambour battant. Bien sûr, toutes ces pirouettes, triple saltos et autres sauts périlleux littéraires rendent l’intrigue aussi peu vraisemblable que probable, mais, qu’importe, le lecteur ne boude pas son plaisir accru d’ailleurs par la présence d’un style inimitable (et totalement disparu aujourd’hui, ce qui est bien dommage !). Le recours permanent à l’argot, à la langue verte, aux expressions burlesques voire aux trouvailles linguistes amusantes est un vrai régal pour qui, bien sûr, n’a nul besoin d’un décodeur pour comprendre toutes les subtilités de ce langage si particulier. Excellent.

5/5

Le bouillon d’onze heures (Frédéric Dard)

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