La silhouette sur la plage (Jean-Pierre Artin)

30 avril 2015 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (1 votes, moyenne: 3,00 / 5)
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11187925_10204181875455313_729436238_oMarc vient d’avoir quinze ans. A part Damien, il n’a pas d’ami. Sa mère Odette est devenue alcoolique pour « accompagner » son père. Enfant non désiré, Marc est peu à peu devenu un enfant martyr. Une nuit, un incendie ravage la maison familiale. Marc parvient à sauver sa vie de justesse alors que ses parents périssent dans les flammes. Il est recueilli par ses grands parents. Il voudrait pouvoir travailler dans une exploitation viticole alors qu’il n’a pas suivi les études nécessaires et s’est arrêté après le bac. Son avenir semble problématique d’autant plus qu’il peut parfois être sujet à des accès de violence totalement imprévisibles.

« La silhouette sur la plage » est un roman noir et quasiment un thriller assez surprenant car il ne reprend pas l’ensemble des codes du genre. Toute l’intrigue est centrée sur Marc, ce nouveau « Docteur Jeckill et Mister Hyde », qui sème les cadavres sur son chemin comme d’autres les canettes de bière ou les mégots. Le lecteur croit tout d’abord que Marc tue pour venger les humiliations de son enfance, qu’il assassine pour prendre une revanche sur la vie ou sur les femmes et qu’il continue à trucider presque par habitude et même de plus en plus gratuitement. Mais un dénouement (qu’il ne faut pas déflorer) finit par faire découvrir une toute autre version de l’histoire et d’autres facettes du héros. Finalement, le lecteur ressort plutôt déstabilisé et même déboussolé de cette « expérience » qui aborde de nombreux thèmes comme l’enfance martyrisée, l’euthanasie ou l’ultra violence. Cet ouvrage aurait donc pu se situer à la limite du gore et du glauque insupportable. Mais, heureusement, la plume délicate et légère de Jean-Pierre Artin réussit à évoquer toutes ces horreurs avec élégance et efficacité. En effet, le style minimaliste de l’auteur suggère plus qu’il ne décrit et raconte beaucoup en peu de pages (157 seulement, un format proche des novellas anglo-saxonnes). Certaines scènes importantes auraient sans doute mérité de plus amples développements. L’avantage, c’est que le rythme est soutenu et que le livre se dévore d’une traite. Donc jamais d’ennui dans cette lecture qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Malheureusement, le lecteur déplorera la présence d’un trop grand nombre de coquilles et fautes d’orthographe qui déparent un ouvrage aussi intéressant qu’original.

3,5/5

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