Enfance – Nathalie Sarraute

Critique de le 18 avril 2011

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (36 votes, moyenne: 3,69 / 5)
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Littérature Roman

Qui n’a jamais tenté d’entreprendre le récit de sa vie? Personne! Mais qui a réussit avec talent? Peu de monde! Et Nathalie Sarraute fait partie de cette catégorie si rare désormais: les Talents.

Nathalie Sarraute s’engage dans un récit rétrospectif sur son enfance qui est des plus originales et uniques! Sous forme de dialogue avec elle-même on pourrait appeler cela de la schizophrénie littéraire. En effet, ce double que s’est crée Nathalie Sarraute la guide dans ses souvenirs, lui pose des interrogations, la conseille, l’informe etc. Ce guide c’est sa mémoire.

On voyage, dans Enfance, entre la France et la Russie, on assiste par ailleurs à une enfance déchirée entre son père remarié à Vera et sa mère qui est restée en Russie. Comme de nombreux auteurs d’autobiographies, le souci de la véracité des souvenirs est importante pour  N. Sarraute  qui essaye d’être aussi sincère que possible et cette œuvre s’avère être une sorte d’introspection où elle s’interroge sur la nature de sa mère distante, froide et qui rompt, avec elle, les liens à l’adolescence. A l’instar de Premier homme d’Albert Camus (publié il y a peu), Nathalie Sarraute a mené une quête psychologique de sa mère Madame Boretzki.

Un livre plein de charme, de nostalgie, une enfance qui garde toute sa saveur: le plaisir de l’école, les bêtises, les amis, les rencontres etc. Bref, une enfance pour Nathalie Sarraute qui n’est pas tout rose mais qui conserve tout de même les plaisirs de la vie.

Enfance – Nathalie Sarraute

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7 commentaires pour “Enfance – Nathalie Sarraute”

  1. avatar bruno chauvierre dit :

    Auto-biographie ou auto-fiction ?

  2. avatar Siddharta dit :

    Autobiographie! Sans aucun doute! C’est le récit de sa vie mais sous une forme originale d’écriture. Et c’est aussi le but de l’autobiographie: Revivre son passé; le plaisir de l’écriture et la recherche de la forme.

  3. avatar bruno chauvierre dit :

    Ecriture fictionnalisée ? Si oui, on est plustôt dans l’autofiction.

  4. avatar Siddharta dit :

    Si nous sommes dans une autofiction, Nathalie Sarraute aurait inventé un personnage dont elle raconte la vie. Mais, ici, nous avons bien l’écrit de sa propre vie avec oui une écriture dont la forme est différente du « je » en tant que tel. Mais qui ne s’est jamais parlé à lui-même? Sarraute le fait par écrit. Pourquoi pas?

  5. avatar bruno chauvierre dit :

    L’autofiction s’est aussi se raconter à la première personne comme le fait Doubrovsky le créateur du genre, mais aussi Annie Ernaux. A vrai dire la limite n’est pas toujours nette, même si l’autobiographie est en principe plus proche de la vérité, puisue non fictionnalisée. J’ai toujours plaisir à lire vos textes, vous dont le nom evoque le roman d’Hermann Hesse.

  6. avatar Siddharta dit :

    Il est vrai que la limite n’est pas très nette. Je pense que Nathalie Sarraute, bien que souhaitant faire une autobiographie c’est détournée vers le chemin de la romance! C’est un livre très poétique je trouve, un dialogue qui fait l’écho d’un jeu d’enfant. Ceci étant, j’ai apprécié « débattre » avec vous.

  7. avatar cabaud sixtine dit :

    jai adore ce livre il est passionant ! Je le conseille a tout le monde 🙂

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