Cosplay

Critique de le 19 décembre 2013

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Roman

CosplayLa société technologique 1T, longtemps à la pointe de l’innovation est en perte de vitesse depuis le départ de Proteus, son plus prestigieux développeur. Sinind, son rival asiatique lui taille tant de croupières qu’elle est au bord du dépôt de bilan quand Zoran Adamas, dit le Gitan, un milliardaire cynique et haï de tous, décide de la racheter et ose déclarer que c’est pour la détruire. Il propose au personnel de jouer pendant trois jours au Cosplay, une sorte de jeu de rôles costumé, sous l’égide de la belle Ayako. Pendant ce temps, la jeune et talentueuse Katie Dûma réussit à se faire embaucher sans véritable statut. En compagnie des trois mille employés de la société, elle participera à ce jeu en apparence insensé car sans règle, dans l’anonymat d’un masque et d’un déguisement et avec quelques armes capables de détruire virtuellement. Très vite, les participants comprennent qu’il s’agit de les pousser à démissionner en masse et que, pour survivre, il va falloir s’unir et s’organiser différemment…

« Cosplay » est un livre étrange car difficilement classable. Entre la science-fiction et l’anticipation, mais pas tout à fait. Entre la fantaisie et le roman social, mais pas vraiment. Entre la BD manga et les aventures sur fond de jeu virtuel (genre « Player One »), mais pas seulement. Une lecture plus perspicace, inclinerait à penser qu’il s’agit plutôt d’une sorte de conte philosophique dans le style d’un Italo Calvino ou d’un Vian, mais sans le génie de ces deux-là naturellement. La description des rapports humains et des luttes de pouvoir au sein de l’entreprise pourrait être intéressante si l’auteur avait su s’extraire d’une forme de manichéisme simplificateur parfois agaçant. Les bons sont lisses et sans défaut et les méchants totalement répugnants. La morale véhiculée par l’ensemble est d’une simplicité enfantine et d’un angélisme bisounours. Elle repose sur des adages du genre : « Servir pour réussir », « N’ayez pas peur » et pourquoi pas « L’union fait la force ». L’intrigue qui démarre bien et promet beaucoup, aurait gagné à être plus rythmée et plus resserrée. Résultat, elle ne tient malheureusement pas la distance (474 pages). Le happy end est un peu décevant, tout comme les va et vient entre le réel et le virtuel. Le lecteur se retrouve souvent en train de nager entre l’improbable et le flou pas forcément artistique. Les lieux, les époques et les circonstances ne sont volontairement pas définis. A noter de très nombreuses allusions et clins d’oeil à la pop music des années 70/80 (Nina Simone, The Doors, The Rolling Stones, David Bowie etc…). Dommage que ce livre ne soit pas sonorisé et rempli de véritables effets spéciaux. Le style basique et les pauvres descriptions de Laurent Ladouari ne suffisant pas toujours à faire rêver le lecteur, un metteur en scène génial pourrait-il peut-être tirer une bonne adaptation cinématographique de cette histoire bizarroïde et un peu longuette ?

3/5

Cosplay

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