Même le mal se fait bien de Michel Folco

Critique de le 27 février 2008

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Histoire Roman

michel_folco2.jpg Quelle déception !

Nous étions nombreux à avoir plébiscité « Dieu et nous seuls pouvons » et les deux tomes qui prolongeaient la fabuleuse histoire de ce bourreau malgré lui.

Depuis six ans nous attendions la suite de cette saga truculente, originale, belle leçon de lutte contre l’adversité, écrite d’une plume corrosive et bien documentée.

Pour tout dire, je le recommandais aux ados comme roman initiatique…

Et patatras, une écriture relâchée, bourrée de fautes d’orthographe, non dénuée de phrases à la limite de la cohérence (que fait l’éditeur ?), sur un papier pauvre à l’impression baveuse (que fait l’éditeur ?) bref, l’histoire de Marcello, lointain descendant des héros de Racleterre nous navre et nous ennuie, même si par endroits, l’humour ravageur que nous affectionnions pointe un peu son nez.

Le parti pris de l’auteur, qui veut faire l’apologie de la médiocrité et du mal vengeur, tombe à plat en raison des acrobaties laborieuses pour relier les lieux et les personnages à la charnière du XIXe et du XXe siècle.Que ne nous a-t-il conté l’histoire de Carolus, le père de Marcello, qui semblait être de la trempe des Tricotin, défiant les esprits étroits par un sentiment de supériorité bien mérité !

Malgré les emprunts manifestes à Bernard Werber, et en déplorant les précisions pornographiques inutiles, on peut quand même sauver dans ce livre le récit épique du passage dans la clinique psychiatrique où les médecins font des expérimentations guignolesques sur un Marcello décidément increvable !

Editeur Stock 2007

Même le mal se fait bien de Michel Folco

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Un commentaire pour “Même le mal se fait bien de Michel Folco”

  1. avatar Gaël dit :

    Vous avez eu bien du courage de parvenir à la fin de ce roman. Les deux premiers Folco étaient de vraies petites merveilles ; le troisième tome m’avait déjà semblé moins bon, le personnage de Charlemagne moins attachant, et ses péripéties un peu grotesques ; je n’ai pas pu terminer ce volume, vulgaire, mal écrit et basé sur une formule manifestement codifiée par l’auteur dès son précédent ouvrage.

    Le plus étonnant dans tout ça est que votre critique est la seule vraiment négative que j’aie lue (et j’ai cherché !) Beaucoup semblent trouver leur compte dans ce volume. Il est vrai que la multitude de détails scatologiques et pornographiques m’a très vite refroidi et empêché de juger le reste du livre avec une parfaite objectivité, mais j’ai assez lu dans ma vie pour savoir que ce roman, du moins ce que j’ai réussi à en avaler, est MAUVAIS. Je crains que ceux qui affirment le contraire ne cèdent à leur parti pris et ne refusent d’admettre que leur auteur préféré a cédé à la facilité.

    Pour ma part, il faudra user de beaucoup de conviction pour me faire lire le prochain.

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