Les grandes mystifications de l’Histoire (Patrick Pesnot)

15 août 2014 par

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (1 votes, moyenne: 4,00 / 5)
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Les grandes mystifications de l'HistoireLa fête du 14 juillet ne célèbre pas la prise de La Bastille de 1789, mais le souvenir de la fête de la Fédération de 1790… Une vaste opération d’intoxication menée par les services secrets britanniques est à l’origine de la folle escapade de Rudolf Hess en mai 1941… De jeune Tunisiennes auraient été enrôlées pour accomplir un djihad sexuel auprès des islamistes en Syrie. Info ou intox ?… Depuis 2003, personne n’a encore trouvé trace des armes de destruction massive stockées en Irak par Saddam Hussein… Jeanne d’Arc n’a jamais été bergère et n’a jamais gardé de moutons… Roland, le neveu de Charlemagne a sans doute été tué par des Vascons (Basques) et non par des Sarrazins et peut-être ailleurs qu’au col de Roncevaux… Le masque de fer n’aurait été qu’un valet coupable de l’empoisonnement de son maître et non le frère jumeau de Louis XIV… Les soldats transportés par les taxis de la Marne n’ont été pour rien dans la victoire du même nom… Guillaume Tell n’a jamais existé. Benjamin Franklin n’a pas inventé le paratonnerre pas plus qu’Edison la lampe à incandescence ni le baron Bich le stylo à bille…

Tels sont quelques-unes des révélations de ce livre qui prend l’Histoire par le petit bout de la lorgnette, celui des aménagements, des mythes, des idées reçues, des forgeries et autres mystifications enseignés aux écoliers. Au total, 38 faits ou évènements qui ne furent pas exactement ce qu’on en a raconté pour toutes sortes de raisons dont celle de la propagande politique n’est pas la moindre. Bien entendu, cette compilation à la Prévert est loin d’être exhaustive. Le lecteur ne trouvera rien sur d’autres affaires plus inquiétantes et moins anecdotiques comme l’attaque sur Pearl Harbour ou toutes les opérations menées sous fausse bannière par exemple. Au bout du compte, un livre amusant, divertissant, vite lu, mais, par son principe même, sans grande profondeur sinon celle de faire toucher du doigt que l’Histoire doit rester une perpétuelle recherche et non une science exacte bâtie sur des dogmes coulés dans le bronze.

3,5/5

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