a propos de l’aphorisme de Feldenkrais: « si je ne sais pas ce que je fais, je ne peux faire ce que je veux

Critique de le 5 décembre 2010

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (52 votes, moyenne: 2,15 / 5)
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En classe Questions ouvertes, réflexions

“Si je ne sais pas…”
5 03 2010

La perplexité d’un énoncé conditionnel qui devient aphorisme d’un savoir-faire harmonisé avec ce que je veux.

“si je ne sais pas ce que je fais, je ne peux pas faire ce que je veux”

je reste suspendue dans le vide, sur cet énoncé qui sert de fil , sur lequel je dois traverser, me détacher du lien, oublier l’intégration psychique pour ne penser qu’intégration fonctionnelle, où le soma se construit sur un corps et un esprit (cognitif) épuré du” sot”en moi: mes processus psychiques. Quand j’écris cette phrase, me vient une image qui impressionna ma rétine: les commandos du G.I.G.N s’entraînant à Collioure sur un câble , image insolite dans cet havre de paix sublimé par les peintres.

Mon moi de femme, refuse d’entrer dans cette vision, dans cette intégration à un corpus masculin, qui prétend définir ce qu’est la fluidité, l’harmonie, d’un corps accordé, en oubliant que ce corps ne peut s’intégrer, non pas seulement par l’alignement parfait de ses os , mais aussi en intégrant la paradoxalité dans laquelle ses os ont grandi, où les accès de haine de l’autre les ont laissé tordus , effarés, et où l’amour se déclinait en spiritualité.

Refusant d’entrer dans cette place concentrée,… de concentration….consacrée ,où la femme doit advenir, j’ai préféré”l’infamie”, l’infamie de la femme qui dit non.

La femme qui dit non, à cette mise à l’écart de la réalité de sa parole, qui ne peut qu’être hermétique et mi-dites, devient cet objet infemme (le signifiant résiste). Il est tellement plus facile de s’offusquer des burkas qui enveloppent le corps ( n’ayez aucun doute, je partage cet effroi), que de voir la burka qui enferme la parole de la femme, dans l’approche masculine de l’idéal féminin.

La spiritualité de tout temps a été l’affaire des hommes, recouvrant pudiquement leur haine , leur accès de colère destructeur, dans un humanisme débordant pour cette terre, sur laquelle la femme n’a de place qu’en prenant conscience que l’homme hait tout ce qu’elle est.

“si je ne sais pas ce que je fais, je ne peux faire ce que je veux”

Ce texte n’est pas une critique d’une méthode au combien novatrice , mais de l’aveuglement qui lui permet de traverser sur le fil, sans tomber dans le vide du non-sens.

Ceci est ma contribution au moi de la femme.

P.S ceci est une question ouverte, elle nait de mon expérience vécue de la pratique Feldenkrais, dont l’oeuvre novatrice est totalement méconnue en France, et est souvent reléguée dans le coaching et le développement personnel.  Son oeuvre est d’abord constituée par des carnets de recherche  sur une méthode de réhabilitation  après un handicap neurologique ou musculo-squeletique (Feldenkrais est d’abord un physicien ayant travaillé avec Joliot Curie, mais aussi première ceinture noire de judo en France, ensuite il a consacrée sa vie  à cette recherche comment recréer des circuits neuronaux là où il y a eu destruction, comment ne pas tomber dans le thérapeutique, mais produire une notion de l’Apprentissage novatrice, où par l’appréhension de son propre corps ressenti quelque soit l’handicap, on peut à travers une analyse de l’intégration fonctionnelle du mouvement, stimuler la création de nouveaux réseaux neuronaux, et contourner la lésion.

Ainsi mon texte est loin d’être une critique de son aphorisme, qui gouverne sa méthode, mais de la déviance de son utilisation.

Cette question  est un travail encours en lien avec l’aphorisme tiré des carnets de Braque – le jour et la nuit : « je fais ce que peux »

bibliographie principale de Feldenkrais: la cas Doris, l’être et la maturité du comportement, the potent self à traduire : la force d’être soi et non la traduction Française: la puissance du moi.

a propos de l’aphorisme de Feldenkrais: « si je ne sais pas ce que je fais, je ne peux faire ce que je veux

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