Critiques de livres pour la catégorie:
Essais
17 juin 2010 par
bruno chauvierre
« Un épagneul à la vie vagabondante, un matin l’avait suivie.
De jour, il s’absentait, afin de quérir, par les chemins, dans les cours, une moins maigre pitance que chez sa maîtresse improvisée.
A la nuit, il ne manquait de revenir, grattant à la porte, puis entrant tout hasardeux.
Ludine était bien un peu surprise.
Cette pauvre bête sympathisait-elle, en de sourdes sensations d’affinité avec sa propre misère ? »
J’ai retrouvé dans le grenier ce vieux livre poussiéreux qui m’a épaté.
C’est l’histoire de Ludine, une courtisane devenue pauvre, la quarantaine survenue.
Roman rythmé, chapitres courts, davantage de constats que d’explications.
On perçoit quand même un fond d’inquiétude.
C’est pénétrant et subtil. Cette plongée dans un ouvrage où la grâce se perle en minutie a enchanté une soirée sans Coupe du Monde de football.
Ma télé était en panne. Lire la suite »
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5 mai 2010 par
fabrice.rouderies
En lisant le dernier essai de la philosophe Elisabeth BADINTER, et à en croire quelques échos, je devais lire une œuvre préparatoire à une nouvelle révolution féministe.
En réalité j’ai lu l’œuvre d’une des dernières représentantes d’un féminisme, soixante-huitard, archaïque et communautariste.L’auteur, femme de lettres brillante, figure de proue du M.L.F dans les années 70 et philosophe nous propose en réalité une variation sur une thématique maintes fois revisitée, la contradiction et l’affrontement entre état de nature et de culture.
Cet essai de 250 pages est divisé en 3 parties majeures.La première dresse d’abord un état des lieux d’une pseudo- régression de la condition féminine. Lire la suite »
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Mots-clés : elisabeth badinter, le conflit la femme la mère, maternité, rouderies
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30 avril 2010 par
bruno chauvierre
Je voyageais dans le train en face de Gérard Depardieu. Il a rigolé en voyant le titre de mon livre : Hémisphère gauche. Rien d’aristocratique chez Depardieu et c’est tant mieux.
Comme il plaisantait assez fort sur ce titre de « gauche », je lui ai lu une phrase de Jacques Rancière, figure de proue du livre de Razmig Kucheyan : « Nous ne voyons pas trop de corps souffrants sur l’écran. Mais nous voyons trop de corps sans nom, trop de corps incapables de nous renvoyer le regard que nous leur adressons, de corps qui sont sans objet de parole sans avoir eux-mêmes la parole. » (Le spectateur émancipé)
Alors, dans le compartiment, Depardieu s’est levé, déclamant une tirade de Cyrano de Bergerac. Voilà l’exemple que je cherchais pour illustrer Rancière. Un vrai type, une vraie nature. Depardieu fait partie de la plupart des familles françaises. Il crève l’écran de télé pour venir s’asseoir parmi ceux que Baudrillard ou Beigbeder, considèrent comme des spectateurs aliénés.
Moi, je fais partie du peuple abruti devant sa télé. Lire la suite »
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28 avril 2010 par
Véronique Anger-de Friberg
« Il est temps que les dirigeants européens reviennent au principe de réalité, et surtout acceptent de vivre dans les temps présents, qu’ils cessent d’escamoter au profit d’un avenir mythique les dures réalités d’aujourd’hui. ». *Claude Allègre, L’imposture climatique ou la fausse écologie.
Géophysicien, géochimiste, académicien des sciences, ancien ministre de l’Education nationale, de la Recherche et de la Technologie du gouvernement Jospin, Claude Allègre fait régulièrement la Une des journaux pour ses petites phrases assassines ou ses interventions spectaculaires dans la controverse sur le climat. Dans L’imposture climatique ou la fausse écologie, le pionnier (en France) du climato-scepticisme s’entretient avec Dominique de Montvalon.
Son discours a été perçu comme une véritable déclaration de guerre par les journalistes qui ont choisi le camp de l’idéologie « réchauffiste » et par ses habituels détracteurs (scientifiques, politiques ou médiatiques, tous climato-alarmistes) prétendant le renvoyer à sa propre « imposture » en l’accusant d’avoir laissé passer des erreurs grossières(2) et introduit des mensonges dans son anti-thèse. Une goutte d’eau qui a fait déborder le vase des climatologues alarmistes qui ne supportent pas la contradiction et rêvent de museler une fois pour toutes leur pire ennemi et, début avril, ils faisaient part de leur exaspération dans une pétition(3) adressée en grandes pompes aux plus hautes instances scientifiques et politiques françaises. Une première dans l’histoire de la science moderne française !
Le combat du bon sens et de la mesure contre la pensée unique Alors que les fondamentalistes du climat se battent pour contrer une hypothétique hausse de 2 à 3°C dans un siècle, Claude Allègre rappelle quelques règles de bon sens : « Comment définir la température moyenne du globe ? Entre les zones polaires et la zone intertropicale, il y a 120°C de différence. Entre le jour et la nuit dans la zone tempérée, 10°C de différence. Entre l’été et l’hiver, 20°C de différence (11°C en moyenne pour l’hémisphère Nord). Comment définir une température moyenne dans ces conditions de variabilité ? Déjà, définir une température annuelle moyenne à 0,1°C près en un lieu précis n’est pas un problème simple, mais à l’échelle du globe, ça paraît impossible. ». Bien que cette partie constitue un élément important et intéressant du livre, je laisserai de côté la bataille des arguments scientifiques et des règlements de comptes personnels. La plupart des journalistes ne se sont intéressés qu’aux aspects polémiques et aux regrettables erreurs qu’auraient commises M. Allègre. Pour ma part, je préfère me concentrer sur l’engagement de l’ancien homme politique contre le dogme et pour le droit d’exprimer ses doutes.
Une question brûle les lèvres de tous ceux qui s’intéressent au « climatologiquement correct » : comment a-t-on pu monter un tel scénario et mobiliser la planète entière autour d’un « mythe sans fondement, d’un enjeu virtuel : le climat de la Terre dans un siècle » pour reprendre les termes de M. Allègre ? Lire la suite »
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Mots-clés : Al Gore, alarmiste, Allegre, CEA, climat, climatologues, CNRS, Copenhague, Courtillot, débat climatologie, éco-religion, écologie, GIEC, Hansen, imposture climatique, Jouzel, Le Mouël, Luc Ferry, Maurice Strong, Pécresse, pétition, réchauffement, Rittaud, sceptique, science
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27 avril 2010 par
bruno chauvierre
Promenade conceptuelle dans l’oeuvre de Georges Orwell.
C’est Bruce Bégout le guide de la ballade.
Concept principal : la décence ordinaire des gens de peu..
Dans ses romans réalistes comme dans ses récits documentaires, George Orwell rencontre ces gens de peu, travailleurs ou marginaux. Ils possèdent la décence ordinaire, traduction de « common decency ». Il ne s’agit pas seulement d’une qualité morale, mais également un comportement social et une certaine estime de soi. George Orwell rehausse ainsi la vie ordinaire, là où Joyce et Miller la nivellent.
Orwell a construit ce concept en vivant parmi les déclassés. Esprit de mortification ? Non. Plutôt recherche de la rédemption par l’expérience de la vie des petites gens, même si au départ il a une certaine tendance à s’humilier.
L’analyse de Bruce Bégout est claire : « La découverte fondamentale d’Orwell est que la décence ordinaire est le revers de l’apparence indécence publique. » (p.16)
Lucide sur l’état du monde, Orwell a une joie de vivre intacte, jaillissant de sa vie quotidienne.
La conclusion qu’en tire Bruce Bégout vaut pour notre époque : « la redécouverte de la décence ordinaire des vies communes constitue l’unique espoir de la rénovation politique et sociale de l’Occident. » (p.124)
Appel à la révolution des hommes ordinaires ? Oui, mais comment faire ?
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26 avril 2010 par
bruno chauvierre
L’amour du travail est une étrange passion. Une folie. Au contraire la paresse est sagesse. A méditer par ceux qui veulent nous faire travailler au delà de 60 ans !
Les Grecs de la grande époque n’avaient que mépris pour le travail, dégradation de l’homme libre. C’est la thèse de Paul Lafargue (1842-1911), gendre de Karl Marx : « les ouvriers sont abrutis par le dogme du travail » (p.39)
Précurseur Lafargue ! Pour lui le Droit au Travail est une manipulation du capitalisme.
Précurseur Lafargue ! Pour lui, cinq à six heures de travail par jour sur six jours suffisent (p.42). Il aura fallu plus d’un siècle de luttes ouvrières pour y parvenir.
Précurseur Lafargue ! Pour lui, « les vertus de la paresse » (p.43) doivent être pratiquées par les travailleurs et pas seulement par les nantis.
Leçon à tirer, alors que l’on veut nous faire travailler au-delà de 60 ans et nous priver de paresser. « ô paresse, mère des arts et des nobles vertus, soit le baume des angoisses humaines ! » (p.54)
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18 avril 2010 par
Véronique Anger-de Friberg
L’éruption du volcan islandais l’Eyjafjöll, qui plonge l’Europe dans le chaos et fait ressurgir chez certains les peurs millénaristes de fin du monde, me semble une bonne opportunité de vous parler d’un livre original,Noon Moon, le dernier titre de Percy Kemp.L’un des maîtres du roman d’espionnage fait feu de tout bois dans cette intrigue mêlant terrorisme et géopolitique avec en toile de fond l’explosion programmée du volcan de Yellowstone…Ecrivain britannique d’origine libanaise résidant en France, cet ancien chercheur-enseignant, assistant de l’historien André Miquel(1) au Collège de France est aussi un spécialiste reconnu du renseignement stratégique.
Les malaises de l’Homme moderne
Les amateurs de Percy Kemp ont compris depuis longtemps que, chez lui, l’espionnage n’était qu’un prétexte pour décrypter les grands grands enjeux géopoplitiques actuels. Lire la suite »
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Mots-clés : acide, activiste, attentat terroriste, Boone, climat, écolomania, éruption volcanique, extinction massive, Eyjafjöll, Le Seuil, nuage de cendres, Percy Kemp, Sciences, volcans, Yellowstone
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17 avril 2010 par
bruno chauvierre
Michel Onfray est dévoré par une haine, légitimement vouée aux hommes d’Eglise, mais ici transférée vers Freud et la psychanalyse.
C’est une défense du moi comme une autre ! Qu’il consulte donc !
Ancien analysant, j’ai grâce à la psychanalyse, accompli une révolution sur moi-même qui, me permet d’aller moins mal, pour ne pas dire que je vais sans doute un peu mieux.
La richesse clinique trouvée dans la psychanalyse ne mérite pas des attaques aussi injustes que celles de Michel Onfray. Nous n’avons jamais prétendu que la psychanalyse guérissait. J’entends encore Françoise Dolto dire qu’en psychothérapie d’enfant on ne passe pas les jeunes à la lessive Saint Marc !
L’idée psychanalytique a modelé nos pratiques éducatives envers les enfants en difficulté. Souvenir de Maud Mannoni à Bonneuil et, de longues heures passées avec elles à prendre en compte la parole de l’enfant.
Il ne faudrait pas que la culture du résultat, chère à ceux qui nous gouvernent conduise à passer à la lessive Saint marc, ceux qui souffrent.
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16 avril 2010 par
bruno chauvierre
La littérature pour tous ? Peut-être . Livre préfacé par un académicien. Erik Orsenna. Littérature d’avenir, après les romantiques, les décadents et les surréalistes ? Plaisir à lire ce livre. L’essentiel est là. Recours au glossaire de fin de volume pour mieux comprendre.
Les bouquins rebutants deviennent amusants. Le Da Vinci Code par exemple.
« Rien pigé, ces crétins. C’est un CODE !!! Ma chance, la Française, totalement sexe – euh, je veux dire, super jolie- la chance qu’elle m’aide. » (p.13)
J’apprécie. Le livre de Dan Brown me déplaisait. Et si la twittérature rendait intéressantes les pires loupailles littéraires ? Et les chefs –d’œuvre ? Céline aimerait-il que Bardamu parle ainsi ?
Harry Potter me surprend. Lire la suite »
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2 avril 2010 par
bruno chauvierre
Emouvantes lettres de Pierre Bergé à Yves Saint Laurent.
Son allocution aux funérailles célébrées à Saint Roch lui donne l’idée d’écrire ces lettres que son compagnon ne lira jamais.
Lettres à soi-même avec quand même l’espoir que l’autre aimé les lira.
Les marins, avant que leur vaisseau ne sombre, enfermaient la dernière lettre dans une bouteille jetée à la mer.
Chaque lettre est pleine d’une séquence de vie narrée à l’aide d’un présent éternel parfois triste et cruel. L’amour de Pierre Bergé est sans concessions.
« Il y a quelque temps, K… m’a téléphoné pour me dire qu’il avait des lettres de toi adressées à J. de B., qu’il était tellement horrifié par leur vulgarité, leur crudité, leur violence sexuelle qu’il a failli les brûler mais que finalement, mi-menace mi-chantage, il avait préférer les garder. » (p.38) Lire la suite »
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27 mars 2010 par
bruno chauvierre
Bien des mots font mal.
Aux femmes et à ceux qui les aiment.
Langage sexué où, ce qui est fort est masculin. Langage menaçant l’égalité des sexes.
Traiter un homme de gonzesse est une insulte.
Dire d’une femme qu’ « elle en a », c’est la complimenter. Chaque mot de ce petit dictionnaire a un sous titre. Allaitement est doublé par « Le sein-bol ».
Depuis la nuit des temps le sein de la femme est comme un bol servant de casse-croûte au bébé.
Les nénés, « c’est du 20 fourchettes au Michelin » des nourrissons.
Chine :
« Mieux vaut un fils handicapé que Huit filles en bonne santé »
C’est un vieux proverbe chinois. Reste que dans la Chine actuelle
, la mortalité infantile des petites filles est plus élevée. Lire la suite »
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26 mars 2010 par
bruno chauvierre
Sublimé de poésie spirituelle. Plaisir de la langue et de la poésie latine. S’il y a un préjugé pour la latinité, c’est sa connotation scolaire. Revenir au latin, c’est le challenge de beaucoup d’entre nous.
Le latin, langue internationale déjà appelée de ses vœux par Rémy de Gourmont, il y a plus d’un siècle. A lire l’auteur on voit bien comment cette belle langue fut polluée par le courant ecclésiastique et monacal. La femme, même sournoisement abusée, y est la bête noire des moines.
Langue des chansons à boire de bien joyeuses compagnies, avec Adam de Saint Victor, au quatorzième siècle :
Vinum bonum et suave,
Bonis bonum, pravis prave,
Cunctis dulcis sapor, ave
Mudana laetitia ! (p.33) Lire la suite »
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9 mars 2010 par
bruno chauvierre
Pamphlet romanesque contre la meute de rabatteurs d’échafaud qui veulent faire passer Polanski à la casserole. Les grossiers en oublient que la mère de Samantha a livré sciemment sa fille à la jet-set, pour revivre son propre rêve à travers le corps de Samantha.
C’est plutôt une « e-meute » de rabatteurs d’échafaud. Des bloggeurs anonymes. Au moins dans la meute, il y a une proximité physique, des frottements.
Voilà plus de trente ans que l’imbécile persécution d’une bande de rabâcheurs haineux est aux trousses de Polanski.
Voilà plus de Trente ans que l’on a confié l’arrestation de Mesrine à Broussard, plutôt qu’à Lucien Aimé-Blanc, pour parvenir à la boucherie de la Porte Clignancourt.
Alors Yann Moix réclame la Justice, rien que la Justice et dénonce l’inhumanité de la Suisse :
« La Suisse n’a d’utilité sur terre que pour elle : elle est fermée à tout, sauf à l’argent, aux putes, à la raison du plus fort. C’est un non-pays dont la morale est de s’inventer des excuses. » (p. 215) Lire la suite »
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17 février 2010 par
bruno chauvierre
Actualité du livre de François Brune, au moment où le Président de la République remet en route la machine à explorer le passé. But de Sarko : dévoiler les noirceurs de ses détracteurs. Une sorte d’inquisition. Le livre du Père François Brune est un vrai polar qui perce le mur de silence du Vatican sur cette machine jugée terrifiante par Pie XII et dont le Président Français dispose , pour le meilleur et peut être pour le pire.
Détournement manifeste du chronoviseur, mis au point par Werner Von Braun et Padre Ernetti, diplômé de physique quantique et moine bénédictin de Venise et que j’utilise pour mes recherches généalogiques.
La machine du Padre, prêtre en cours de béatification, capte des gammes d’onde et visualise des scènes du passé, comme les discours de Napoléon. Lire la suite »
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5 février 2010 par
bruno chauvierre
« Le prince Volkonski son grand-père maternel, faisait jouer chaque matin sous les arbres par un orchestre composé de ses serfs quelque morceau de ces musiques, que nous appelons aujourd’hui baroques mais qui étaient alors les seules connues. »(p.119)
Découverte familière de Tolstoï dans la maison familiale où il écrivit Guerre et Paix, puis Anna Karénine, lectures de jeunesse, la mienne. Grand salon où Tolstoï se mettait au piano et jouait « à quatre mains avec ses filles .» La pièce principale sert de salle de jeux et de salle à manger. Pas de luxe, mais c’est encore trop riche pour Tolstoï !
Découverte d’un homme proche de la nature. Avant notre écologie moderne, il montre à ses contemporains comment le monde animal et végétal reste immuable. (p.137) Il n’a qu’une seule religion, celle de l’herbe et des prairies, même si aujourd’hui, Yann Moïx dans le Figaro le présente comme le Christ ! Lire Tolstoï : « Je pense qu’une fois mort, l’herbe pousse et c’est tout » (p.136) Il a le culte des plantes des bois et des animaux. Découverte d’un parallèle avec le style de Stendhal : le mot juste et précis. Jamais de grands mots. Le génie de Tolstoï a marqué plusieurs générations. Proust l’admirait tant qu’il se confondait avec lui, croyait parler de Tolstoï alors qu’il parlait de lui-même !
Découverte de la complexité d’un homme clair aux multiples facettes « dans le chagrin comme dans la joie, dans l’étourderie comme dans le repentir » il a évolué toute sa vie. Jeune il acceptait les conventions de sa classe. A l’äge mûr, il fut à la fois en pleine lutte contre lui-même et contre son milieu.
Découverte d’une étonnante sexualité : Tolstoï prêche contre le sexe, pour diverses raisons, entre autres parceque ça mord sur son temps de travail., ce qui ne l’empêchait pas de se jeter sur sa femme comme un “Parisien”, comme un bouc” (p.107) son Journal est plein de révélations sur son attirance pour les hommes et en même temps un dégoût servant de” protection” contre l’attirance. le grand poète russe Athanase Feth, le décrivait comme “un pur-sang en rupture de licol ” ( p.135)
Découverte de belles pages sur la souffrance humaine. Tolstoï, quasi reporter de la défense de Sébastopol en 1855, écrivit des pages magnifiques sur la misère des salles d’hôpital, ” Il faudra attendre la Grande Guerre de 14-18, les Céline, les Duhamel, les Barbusse, pour retrouver un tel courage et une telle éloquence“(p.101)
Tolstoï ne voit pas la guerre dans l’éclat des fanfares et des uniformes de parade. il la voit dans la souffrance et en perçoit sa dimension universelle. C’est là sa grande différence avec les va-t-en guerre de France et d’ailleurs.
Découverte d’une mise en cause de la pensée unique. Selon Fernandez, Tolstoï est calme, mais subversif. Définition : « est subversif tout ce qui est incontestable » (p.144).
Pensée unique exprimée par Daudet tutoyant Tolstoï : « comment alliais-tu la perspicacité la plus aigüe quant aux hommes, et le plus noir aveuglement quant-aux idées ? » (p.328)
Si Tolstoï et Léon Daudet sont subversifs, les idées de Tolstoï sont incontestables, car universelles. Pas celles de Léon Daudet. L’Académie Française doit revoir ses définitions et relire l’Entre-Deux-Guerres, « Méfions-nous du millionnaire et aristocrate en sabots, qui retape sa blouse et son pantalon lui-même. » (p.183 de ma vieille édition de La Nouvelle Librairie Nationale) . la méfiance n’est pas un beau sentiment.
Des intellectuels comme Rémy de Gourmont furent convaincus par Tolstoï de ne plus jamais voir la guerre, que la patrie était un joujou etc., etc. Rémy de Gourmont regretta amèrement de s’être laissé avoir par ce courant, lorsque la France fut envahie. C’est ce que craignait Daudet, et la pensée unique de la droite d’ avant 1914. On ne tombera pas pour autant dans le piège selon lequel la défaite est due aux intellectuels. Il suffit de relire l’Histoire et pas seulement Tolstoï pour La Guerre et La Paix.
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28 janvier 2010 par
bruno chauvierre
Comme Céline,
Philipe Sollers, ex-maoïste est à son aise dans le pire.
L’un avec « Je suis partout », l’autre avec « La Cause du Peuple ».
A vrai dire, la Cause du Peuple, que j’ai vendue, moi aussi, sur les marchés, est moins pire que l’autre.
Mais enfin, quand même, tout ça est foutrement dérangeant pour ceux qui préfèrent donner le Prix Nobel à Le Clézio, plutôt qu’à Sollers.
Bon Dieu !… mais Sade est toujours vivant, me suis-je exclamé, du côté de la page 130 du pavé de Sollers !… j’ai eu l’impression de côtoyer le divin marquis, tellement Sollers le fait magiquement surgir, dans une infinie délicatesse.
Oui magie de Sollers et du divin marquis : « on s’embarque pour le souper dans des galères charmantes qui mènent chez une fée dont le palais est resplendissant et le souper servi par des sylphes qui descendent des airs. » Magie transmise à Simon Libérati et à son Hyper Justine. Morbid chic en prime. Lire la suite »
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25 janvier 2010 par
bruno chauvierre
Réédition des Souvenirs. Les Cahiers Rouges.
Dans mon édition dédicacée, des signets me conduisent là ou là.
Un signet m’installe au restaurant Weber à la table de Léon Daudet. Plaisir de s’y retrouver en compagnie des deux nègres de Willy. Deux potes : les inséparables Toulet et Curnonsky, alias Curne.
Tous les ans, je descends à Caresse-Cassabers, le village natal de Toulet.
Logement à l’hôtel Tissier . On y vit comme au temps de Toulet.
Je termine mon voyage en déposant des coquillages sur la tombe de Jean-Paul Toulet dans le petit cimetière de Guéthary, à gauche après la grille. Entre deux je m’achète un béret basque à la coopérative sur le port de Saint Jean de Luz.
C’est dire que la réédition des Souvenirs me fait plaisir. Je lis souvent Daudet. Surtout pour le pittoresque d’une époque passionnante. Lire la suite »
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17 janvier 2010 par
bruno chauvierre
Elle est spontanée, amoureuse de vérité.
Son livre s’avale d’un trait.
C’est profond.
Du Heidegger.
Combat contre une certaine ” existence inauthentique” des africains en France.
Elle se souvient tellement de la vie, du côté du métro Château Rouge!
Comme Sartre, elle s’insurge contre le pratico-inerte.
Celui de ses compatriotes victimes du persistant mirage occidental.
Celui des idéologies occidentalistes, opposant l’occident développé au reste du monde. Lire la suite »
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12 décembre 2009 par
bruno chauvierre
Parmi les figures du monde de la bohème, ressuscitées par Jean-Jacques Bedu, dans son essai « Bohèmes en prose », j’ai un faible pour Tristan Corbière. En compagnie de capitaines bretons, demi-pirates, le lecteur scrute la mer avec Corbière, à travers les bouillons de la vitre d’un bouge. J’ai vite lu les lignes sur Maurice Sachs, sur l’érotomanie de Louys et l’excentricité névrotique de Gérard de Nerval.
J’ai préféré le monde magique de Corbière. J’ai lu le livre de Bedu en buvant un verre de rhum Barbancourt, rapporté d’Haïti. Mon héros de toujours, le bossu Bitor s’enfila aussi plusieurs verres de rhum avant d’aller voir la Mary-Saloppe. Pauvre Bitor mis dans un sac à crever et, jeté en l’air jusqu’à en mourir :« Saute, Paillasse ! hop là… » Jean-Jacques Bedu nous plonge dans les Amours jaunes , on chavire, les yeux pleins de larmes en revivant la tragédie de Bitor : « Plus tard, l’eau soulevait une masse vaseuse .Dans le dock. On trouva des plaques de vareuse… Un cadavre bossu, ballonné, démasqué … Par les crabes. Et ça fut jeté sur le quai… » Lire la suite »
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28 novembre 2009 par
bruno chauvierre
Courageux Jean-Pierre Colin. Sortir Maurice Barrès de l’oubli n’est pas une mince affaire. Même Léautaud ne fut pas tendre pour lui ; « Barrès véritable arlequin qui aurait été aussi bien anarchiste et internationaliste s’il l’avait fallu pour sa réussite. Grande approbation de Gourmont disant ; certes, celui là, il n’y en a pas beaucoup d’aussi méprisables. » (Journal littéraire, premier juin 1908, page 579.) Rendons justice au courage et recommandons Maurice Barrès, Le Prince De L’oubli, chez Infolio. Lire la suite »
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27 novembre 2009 par
Olivier Zara
Dans son essai La dernière Croisade. Des Ecolos… aux Ecolomaniaques ? Véronique Anger envoie au diable les apôtres de l’Apocalypse, ces prédicateurs du climatologiquement correct aux prêches catastrophistes
Véronique Anger pose les questions que tout citoyen responsable devrait se poser : doit-on accepter, sous prétexte de bonnes intentions un nouveau dogme religieux ? Doit-on tolérer que certains scientifiques refusent que leurs thèses soient mises en doute et s’emploient par tous les moyens à imposer leur vérité telle une vérité religieuse ? Quels maîtres sert véritablement cette écolomania qui s’est emparée de tous les pans de notre société ? Pourquoi, au IIIème millénaire, les terreurs collectives irrationnelles rencontrent-elles encore un tel succès dans le peuple comme dans l’élite intellectuelle ? Lire la suite »
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15 novembre 2009 par
quintnico
Après m’être jeté avec délectation et avidité sur le livre Effondrement du même auteur, je me suis plongé dans cette “De l’inégalité parmi les sociétés”. Autant le dire tout de suite, la traduction du titre est assez réductrice. Le titre original “Guns, Germs & Steel - the fates of human societies” étant bien plus évocateur du contenu.Passons ce détail.
Pourquoi m’être lancé dans ce livre (à part mon coup de foudre pour l’auteur) ?
D’abord l’histoire des civilisations me passionne. Mais aussi, j’ai toujours ressenti un manque dans mon éducation historique. Il y a toujours eu pour moi un chaînon manquant entre les hommes du néolithique et les civilisations égyptiennes et romaines. Peut-être ai-je dormi pendant ces cours en classe ? Qui sait …Mais l’ambition du livre va bien au-delà.
La question fondamentale qui est posée ici est de savoir pourquoi et comment les inégalités criantes qui sont celles d’aujourd’hui entre les pays/civilisations sont nées ? Lire la suite »
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21 août 2009 par
balerine

Livre
ISBN : 9782953436501
Le résumé du livre (au dos de la couverture) décrit si bien :
Trois siècles après les lettres persanes… les lettres sont racontées cette fois par un nouveau-né persan,
venu au monde au milieu des chaos du XXIème siècle…
Un roman où « je » vais naître. Ou renaître.
Revivre la vie, n’est-ce pas l’énigme autour de laquelle nous papillonnons depuis… toujours ?
Revoir notre monde, notre vie. Se revoir.
Au fond, ne faut-il pas commencer, se repenser, finalement, comme un nouveau-né ?
Retrouver le regard que nous avons certainement oublié,
Dans ce monde de bruits et d’apparences. Lire la suite »
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Mots-clés : amour, animaux, autisme, avortement, bébé, cheval, coeur, critique, lettre, lettres percantes, lettres persanes, mort, naissance, rencontres, société
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Du livre au cinoche, En cours, Essais, Littérature, Polycritique, Psychologie, Religions, spiritualités, Roman

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29 juillet 2009 par
Jarod
Laurianne Barthet-Kaprielian est une jeune auteur née à Paris. Son premier ouvrage “La Crise vue de l’intérieur”, est le fruit d’un travail récompensé par les organisateurs d’un concours déstiné aux jeunes talents de l’écriture (Plurielles.fr et Over-Blog)
La Crise Vue de l’intérieur(Étude de la France par l’habitat) n’est pas un nouvel ouvrage destiné à expliquer les raisons purement économiques de la situation actuelle.
Il s’agit plutôt d’une analyse psychologique de l’être humain en général et d’une théorie sur son comportement qui pourrait être à l’origine de la crise.
L’habitat représentant notre for intérieur, il est utilisé ici afin d’analyser avec précision notre mental.
Mentalité peut être défaillante et ayant des conséquences.
L’intérieur représente à la fois notre intérieur, celui du ventre maternel, notre logement puis notre environnement (au sein de la planète). Lire la suite »
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Mots-clés : auteur, crise, crise financière, décoration, développement personnel, économie, habitat, intérieur, la crise vue de l'intérieur, laurianne barthet kaprielian, livre sur la crise, psychologie
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Essais, Littérature, Psychologie, Santé, bien-être

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10 juin 2009 par
Nicolas Grondin
Comment parler des livres que l’on a pas lus ?
Pierre Bayard
Essai – Éditions de Minuit – décembre 2006
collection Paradoxe – 15€
Dans une revue qui s’est donné pour credo de ranimer les rapports d’intimité avec les mots, la littérature et le livre, il pourrait sembler contradictoire, voire provocateur, de rendre compte d’un ouvrage qui semble scier la branche sur laquelle je l’ai posé et suis moi-même assis. Comme vous l’allez constater, il n’en est rien.
Pierre Bayard, philosophe, universitaire et iconoclaste, n’en est pas à son coup d’essai, et cette collection Paradoxe semble avoir été conçue pour lui. J’avais parcouru déjà son Qui a tué Roger Ackroyd ? dans lequel il montrait qu’Agatha Christie elle-même ne pouvait répondre à cette question ; et je me précipite chez mon libraire dès après cette chronique pour me procurer son Comment améliorer des œuvres ratées ? tant il vrai que j’ai grand besoin de ses conseils.
Ce pourfendeur a, on le voit, le sens du titre. Mais ce n’est qu’une armure. Sous cette carapace goguenarde de guide pratique à l’américaine peu crédible sous l’austère couverture de Minuit, se cache un véritable système de compréhension du phénomène complexe, individuellement et socialement, qu’est l’ordonnancement de nos lectures. Comment lisons-nous, et d’ailleurs lisons-nous vraiment ? Comment plaçons-nous ces lectures dans nos petits panthéons personnels ? Comment frottons-nous ces « lectures » à celles de nos voisins ? Lire la suite »
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Essais, Littérature, Vos textes

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21 mai 2008 par
sylfaen14
Archéologue médiéviste et auteur de polars à succès, Fred Vargas profite d’un désarroi amoureux pour se muer en bienfaitrice de l’humanité, pas moins.
En huit jours et quatre-vingt-treize pages, elle nous donne fraternellement son analyse de la vie, quelques concepts éclairants et des outils pour affronter les aléas de l’existence et ceux de l’amour en particulier.
D’une plume enlevée, elle nous pilote allègrement dans les méandres de la métaphysique, émaillant son propos de considérations familiales qui, voyez-vous, ne nuisent pas à l’élévation de la pensée. Lire la suite »
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Mots-clés : amoureux, familiale, famille, Fred Vargas, humour, moine, Petit traité de toutes vérités sur l'existence, Questions existentielles
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14 mai 2008 par
CCRIDER
Enseignant pendant toute sa carrière puis directeur d’école élémentaire pendant douze ans dans des écoles particulièrement difficiles de la banlieue parisienne, Bernard VIALLET, enfin dégagé de son « devoir de réserve », entend sensibiliser les consciences en apportant son témoignage sur la réalité au jour le jour de l’enseignement dans les ZEP (Zones d’éducation prioritaire).
C’est le récit, dans un style très agréable et très vivant du quotidien d’un enseignant qui se dévoue pour ses élèves autant que le lui permettent le lourd appareil administratif du Mammouth. Les difficultés rencontrées sont de tous ordres : effectifs trop nombreux pour des professeurs souvent inexpérimentés, barrière de la langue, pesanteur des comportements, élèves cobayes de « réformes » abracadabrantesques, ascenseur social en panne, violences au quotidien.
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Mots-clés : Bernard VIALLET, conscience, enseignants, espoir, Le Mammouth m'a tuer, Mammouth, professeur, témoignage, violence, ZEP
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Actualité, politique, Essais

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21 avril 2008 par
gilheal
C’est véritablement ému et émervellé tout à la fois que j’achève - et tiens aussitôt à partager mes sentiments - le livre de monsieur Erick MAUREL - procureur, - qui sous le titre “PAROLES DE PROCUREUR” (Gallimard janvier 2008) nous offre un voyage initiatique dans un monde judiciaire surprenant que l’auteur décrit ou souhaite baigné d’un humanisme judiciaire qui constitue à l’évidence sa quête intime.
Il nous présente ce que peut être la démarche d’un procureur face aux situations de souffrances et de misères qu’il doit examiner avant de prendre une décision en s’étant libéré du doute, il nous explique ce qu’est le quotidien de son métier avec sa violence et comment il faut intervenir quand le racisme, le terrorisme, les violences urbaines se déchaînent, il nous entraîne dans des univers ignorés épouvantables parfois et si simplement humains, il nous expose sa vision de ce que pourrait être la prison dans un système qui s’évertue à trouver le sens des peines prononcées quand c’est de temps à autre à la folie et à la question du jugement et de laresponsabilité pénale des malades mentaux criminels qu’il faut répondre… Lire la suite »
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Mots-clés : Erick Maurel, judiciaire, justice, malades mentaux, Paroles de procureur, prison, procureur, responsabilité pénale, violence
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20 avril 2008 par
sylfaen14
« J’ai descendu dans mon jardin (bis)
pour y cueillir du romarin.
Gentil coquelicot, Mesdames,
Gentil coquelicot, Messieurs »
La ritournelle nous invite à une escapade modeste qui nous attire toujours, car au fond, nous savons qu’au coeur du jardin le plus familier, il se passe toujours quelque chose.
Jean-Pierre Otte nous le confirme, dans une langue raffinée, riche, précise, sensuelle qui ô merveille ! nous fait basculer dans un microcosme où l’invraisemblable se déroule sous nos yeux, où insidieusement la métamorphose s’accomplit et nous voici devenus bourdon frayant sa route sous les jupons soyeux de la fleur de pavot ou crapaud maladroit se trompant de partenaire … Lire la suite »
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Mots-clés : Jardin, Jean-Pierre Otte, L'amour au jardin, Microcosmos, nature, reproduction
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2 février 2008 par
C Maurice
Toujours ignoré par les jurés du Nobel, P Roth nous livre ici -encore une fois- un grand bouquin.
Réflexion sur la vie, sur la mort, sur nos erreurs , on en apprend plus sur la psychologie humaine en général et masculine en particulier dans ces 150 pages, suite évidente de « La bête qui meurt » que dans nombre de traités dits savants
“Parce que l’expérience la plus intense, la plus perturbante de la vie, c’est la mort.
Parce que la mort est tellement injuste.
Parce qu’une fois qu’on a goûté à la vie, la mort ne paraît même pas naturelle”.
Bien sur ce n’est pas gai, gai, gai, (quoique !) mais un super livre, qui se lit avec facilité c’est bien ce que l’on demande à la littérature.
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Mots-clés : homme, mort, Philip Roth, psychologie, un homme
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Essais, Psychologie

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2 février 2008 par
C Maurice
Voici 56 chroniques …Lisez en une chaque matin, avec votre café et pendant 56 jours vous aurez le bonheur de bien commencer votre journée ( Un mois et demi de bonheur pour 17.90 € ! Pas mal . )
Chaque chronique re-trace une vie, et la vie revue et corrigée par Oberlé est un régal: Il nous raconte les petites histoires qui font (peut-être) la grande, avec affection, compassion, et amour.
On parlera de musique, de livres, de bons repas et avec lui chaque être humain est l’humanité
Un bouquin joyeux , vif, plein d’humour et de savoir.
Un vrai plaisir .
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Mots-clés : amour, bonheur, critique littéraire, Gérard Oberlé, La vie est ainsi fête
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Essais, Littérature, Roman

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15 novembre 2007 par
mortimer
Cet essai de Robert Charvin, professeur à la faculté de droit de Nice et spécialiste de droit international (préfacé par Jacques Michel, professeur à l’IEP de Lyon), peut déstabiliser le citoyen post-démocrate qui y est décrit : un citoyen pas vraiment aveugle sur l’état de la démocratie, mais pas non plus très réactif, conscient mais silencieux…
Bien sûr, il s’agit d’apporter les justes nuances : nous continuons à écouter, lire, regarder, écrire … mais que faisons-nous pour sortir de ce « demi état » ?
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Mots-clés : démocratie, droit international, essai, professeur, Robert Charvin
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Actualité, politique, Essais

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