Ces Maires qui courtisent l’Islamisme

Critique de le 10 septembre 2020

Je n‘ai pas aimé...Plutôt déçu...Intéressant...Très bon livre !A lire absolument ! (Pas encore d'évaluation)
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Actualité, politique Essais Religions, spiritualités

Joachim Véliocas qui dirige l’Observatoire de l’Islamisation (www.islamisation.fr) complète formidablement bien, avec cet ouvrage, la monumentale enquête effectuée lors de son précédent livre, intitulé : « l’Islamisation de la France ».

L’avantage avec Joachim Véliocas, c’est qu’il décrit et met en forme, par une documentation pléthorique, ce processus insidieux d’Islamisation que l’on ressent dans notre vie de tous les jours, mais sans que l’on ait les connaissances suffisantes sur le sujet, pour pouvoir le structurer intelligiblement, l’expliquer objectivement, rationnellement et sans craindre les foudres de la vox populi.

L’objectif de cet ouvrage consiste, non seulement, à démontrer que l’Etat Français (principalement par l’intermédiaire des Maires) aide véritablement à l’hégémonie de l’Islam, mais qu’également ce phénomène d’Islamisation est profondément, durablement et même irréversiblement ancré au sein de nos Démocraties Européennes et plus largement Occidentales.

Un second ouvrage donc, comme le premier extrêmement courageux, surtout dans un climat de lâcheté et de soumission quasi généralisées qui règne au sein de la société Française, face au prosélytisme et à la montée du Communautarisme Islamiques.

Pour plus de précisions sur les terminologies, Partis Islamistes, Organisations musulmanes Françaises et mondiales, etc., il suffit de se référer au premier ouvrage de Joachim Véliocas : « L’Islamisation de la France ».

Le sujet de l’Islam peut se résumer avec cette simple, mais très pertinente phrase de Talisma Nasreen et d’un moine survivant de Tibéhirine : « S’IL EXISTE DES MUSULMANS MODERES, L’ISLAM, LUI, N’EST PAS MODERE »

(pages 17 et 18) :

  • « Evidemment, il existe toute une échelle de nuances entre un musulman qui pratique superficiellement, aléatoirement et donc plutôt passivement l’islam, et un militant que l’on dénomme islamiste. Mais le premier et le second appartiennent bien au même ensemble. Les premiers font l’objet depuis vingt ans en France de pressions, de sollicitations par les seconds qui cherchent à réveiller en eux une fibre identitaire, rendue sensible par la crise du modèle assimilationniste et la montée des communautarismes, la crise économique n’arrangeant rien. La « réislamisation » des minorités maghrébines et subsahariennes est un phénomène relevé par les observateurs depuis quelques années. Les minorités actives ont toujours vitalisé l’histoire des hommes tièdes, poussés à rentrer dans le rang lorsque les circonstances l’imposent, lors des situations de tensions où la passivité n’est plus tolérée, ou la neutralité devient suspecte. Les phases émergentes des totalitarismes durant le vingtième siècle, initiées par des petits groupes radicalisés et bien organisés, doivent nous servir de leçon. Ne pas faire d’amalgame, certes, mais sans sombrer dans la fausse naïveté qui prédomine aujourd’hui dans les milieux journalistiques : oui, les islamistes sont de bons musulmans, pour ne pas dire les meilleurs dans l’accomplissement des prescriptions coraniques et de celles issues de la Sunna. Oui, ils sont une minorité des personnes se définissant comme musulmans, au sens culturel, mais chez les pratiquants voulant appliquer la charia ?
  • Dans mon étude sur L’islamisation de la France, je revenais sur les origines du cloisonnement fallacieux entre islam et islamisme :
  • « Au début des années quatre-vingt, des politologues français à l’instar de Bruno Etienne (marxiste se définissant lui-même comme « anarcho-mystique ») ont forgé une nouvelle acception du terme islamisme, l’amalgamant à l’islam radical. (…) Il n’est pas inutile de préciser que Bruno Etienne, directeur de l’Observatoire des religions, initiateur de la distinction, publia le 25 avril 2006, un article sur le site islamiste oumma.com où il nie formellement que l’islam soit une religion « criminogène », portant en elle une potentialité de passage à l’acte violent. Etonnant pour un prétendu spécialiste. Le concept de l’islamisme, devient un refuge pratique, sorte de station d’épuration idéologique, paratonnerre dédouanant l’islam des entraves aux droits de l’homme repérées dans ses pratiques. Tous les points négatifs du mahométisme viennent s’évacuer dans le terme islamisme, faisant office de chambre sémantique de décontamination, conservant la virginité morale supposée de l’islam. Pratique et facile ».

A chaque prise du Pouvoir par les régimes Totalitaires, au 20ème siècle, il n’a suffi que d’une poignée d’hommes, souvent juste quelques milliers, pour prendre le Pouvoir par la force (le Coup d’Etat militaire Bolchevique (Communiste) de Lénine, Trotski et Staline, le 25 octobre 1917) ou même « démocratiquement » (comme Hitler en janvier 1933) pour instaurer un régime Totalitaire ; voire même, dans le cas du Communisme, tout un système Totalitaire Mondialisé à travers l’Internationale Communiste ou 3ème Internationale (Komnitern).

Les régimes Totalitaires disposent donc de deux grands moyens pour imposer leur idéologie : le premier consiste, s’ils sont assez nombreux pour cela, par mener une Guerre, une Terreur de masse permanente jusqu’à l’impossible soumission totale d’un Peuple, d’une population ; engendrant alors une quantité incalculable de morts. Ou bien, s’ils sont minoritaires, ou pas assez nombreux, les extrémistes emploient des méthodes d’entrisme par : la propagande, le mensonge et la démagogie, dans l’unique but d’arriver à leur fin : l’application stricto sensu d’un corpus Idéologique. Dans ce second cas, le temps n’a plus aucune espèce d’importance, cela peut prendre des décennies et s’il le faut plusieurs générations, car seul cet objectif final compte, « la fin justifiant les moyens » (selon Trotski).

Ici Joachim Véliocas nous décrit parfaitement bien ces deux stratégies d’Islamisation : « Guerre Sainte » et « Jihâd » d’un côté, ou entrisme, de l’autre,par l’intermédiaire de certains imâms intégristes à travers des Mosquées, des écoles et des centres de formation Islamiques ; suivant que les Islamistes se trouvent majoritaires dans des pays Arabo-musulmans, ou, pour l’instant, minoritaires en Occident (pages 18 et 19) :

  • « Une des grandes confusions provient du fait que l’islamiste est trop souvent automatiquement associé au terroriste. Or, si le terroriste musulman est bien un islamiste, tous les islamistes n’optent pas pour la voie terroriste. Ce pour plusieurs raisons. D’une part, cette stratégie qui peut obtenir des résultats au Moyen-Orient, n’est pas adaptée dans un Occident qu’il suffit de pénétrer avec une douce musique qu’il ne demande qu’à entendre : faire l’éloge du multiculturalisme, forcément porteur de richesse ; exhumer le mythe d’Al-Andalous, paradigme de la mondialisation heureuse ; louer « l’islam des lumières », qui reste pourtant au stade de l’intellectualisme de salon ; jouer sur les cordes de la liberté religieuse, du spectre de la xénophobie et du choc des civilisations à exorciser. Les actions terroristes ont été totalement contre-productives en Europe. Hormis le fait que les polices européennes ont, à Paris, à Madrid, à Londres, systématiquement retrouvé les auteurs des attentats commis dans ces villes, ce mode opératoire n’a réussi qu’à provoquer la suspicion à l’égard des musulmans, conforté l’islamophobie et caricaturé l’islam. Par contraste, face à l’extrême violence et marginalité de ces actions, les tenants de la stratégie pacifique (qui ont pourtant les mêmes fins : imposer la loi islamique) comptant sur la voie patiente de la démographie, arme de diffusion massive et sur les faiblesses de nos sociétés ouvertes (éloge de l’altérité ethnomasochisme, droit à la différence, etc.), passent pour les agneaux ayant les meilleures intentions du monde. Il sont les plus nombreux, donc surtout « pas d’amalgame » avec l’islamisme radical. Psychologiquement, ils ont gagné la bataille des représentations. »

Ce qui est totalement incroyable, c’est que des représentants de l’Etat : de nombreux Maires, non seulement ne comprennent pas, mais en plus se fourvoient dans ce prosélytisme, se rendant complices de cette stratégie d’entrisme pourtant si évidente. Mais pour ces Maires, il est vrai que leur quête absolue est de satisfaire l’électorat, donc également la communauté (oumma) musulmane toujours plus nombreuse afin de se faire élire, ou réélire et pour certains même…, réééé-…élire.

Ce sont ces complaisants Maires envers l’Islamisation de la France, que nous dépeint Joachim Véliocas dans ce clairvoyant ouvrage, mais relevant d’un constat déprimant, pour ne pas dire…, effrayant. L’auteur nous présente ces innombrables Maires (pour certains très connus !), qui ont des accointances évidentes avec des imâms peu recommandables car Islamistes, la plupart à tendances Salafistes ou wahhabistes, les branches les plus radicales de l’Islam.

P.S. : Pour consulter la suite de mon commentaire de ce livre, merci de me contacter…

Détails sur Ces Maires qui courtisent l’Islamisme

Auteur : Joachim Véliocas

Editeur : Tatamis Editions

Nombre de pages : 318

Isbn : 978-2371530089

Ces Maires qui courtisent l’Islamisme

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